MENU

Le retour du conquérant

Qui aurait cru qu’à l’automne 2005 à Gatineau, un jeune franco-ontarien méconnu amorcerait un fulgurant parcours qui le mènerait parmi les vedettes du monde du hockey?

+++

Malgré le fait qu’il ait été le meilleur marqueur de ses équipes aux niveaux Bantam et Midget, en plus d’avoir dominé dans la CJHL, aucune équipe de la Ligue junior de l’Ontario n’a voulu offrir une chance à Claude Giroux. Pas seulement une fois, mais à deux reprises les formations de l’OHL ont levé le nez sur le petit attaquant originaire de Hearst. Giroux aurait eu toutes les raisons d’abandonner son rêve, mais une opportunité inespérée lui a été offerte de nulle part dans le 819 à l’aube de la saison 2005-2006.

Découvert par un des copropriétaires de l’époque, André Chaput, et invité au camp d’entraînement par Charles Henry, Giroux connaissait bien l’équipe qui lui offrait une chance, malgré le fait qu’il habitait de l’autre côté de la rivière des Outaouais, à Orléans.

Giroux Draft

« Quand j’ai déménagé près d’Ottawa, je suivais beaucoup les Olympiques et les 67s. J’ai eu la chance de voir quelques matchs quand Max Talbot jouait pour les Olympiques, se souvient Giroux à propos de l’ancien capitaine des Piques, qui est éventuellement devenu son coéquipier chez les Flyers de Philadelphie quelques années plus tard.

« Jamais je n’aurais cru que ça aurait été possible d’un jour pouvoir jouer pour les Olympiques, poursuit-il. Quand j’ai eu la chance de me joindre à l’équipe, j’étais vraiment excité. »

S’il trouvait irréel à un certain point le fait de représenter l’équipe la plus titrée de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, Giroux n’a aucunement semblé être impressionné par le circuit auquel il se joignait. Il était tellement à l’aise sur la glace qu’il a terminé au sommet des pointeurs de sa nouvelle équipe avec une récolte de 39 buts et 103 points. Malgré le fait qu’il a également été le meilleur marqueur du côté des joueurs de première année dans la LHJMQ, il n’a pas mis la main sur le Trophée Michel-Bergeron, à titre de recrue offensive de l’année.

À la suite d’un parcours qui s’est terminé en demi-finale des séries, Giroux est revenu en force à sa deuxième saison dans la Ligue en connaissant sa meilleure campagne d’un point de vue individuel. Ses 48 buts et 112 points lui ont de nouveau permis de terminer au sommet des pointeurs de son club, en plus de le classer au quatrième rang des marqueurs de la LHJMQ. Toutefois, les Olympiques n’ont pas fait long feu au printemps en s’inclinant dès le premier tour des séries.

IMG_0155

Voulant faire oublier la façon dont s’est conclue la saison précédente, Giroux a véritablement pris les choses en main en 2007-2008 et encore aujourd’hui, les partisans des Olympiques et ses coéquipiers de l’époque se souviennent à quel point il a été dominant cette saison-là.

« C’était tellement facile jouer avec lui. Il était si bon. Tout le monde au niveau junior savait qu’il pouvait faire tout ce qu’il voulait sur la patinoire. Il était dans une classe à part. Il était tellement intelligent et son niveau de compétitivité était élevé en tout temps, se rappelle son ancien coéquipier et actuel rival dans la LNH chez les Canadiens de Montréal, Paul Byron.

« C’est le genre de gars que peu importe ce qu’il faisait, que ce soit jouer aux dards, au basketball ou aux jeux vidéo, il voulait toujours gagner. S’il perdait, c’était la fin du monde, poursuit en riant l’ancien numéro 20 des Olympiques. Cette passion est ce qui l’alimentait et qui fait de lui un joueur dominant encore aujourd’hui. »

Paul Byron et Claude Giroux 2008

Quelques semaines après avoir signé son premier contrat avec les Flyers, qui l’avaient repêché au premier tour l’année précédente, l’attaquant de 19 ans a continué de s’imposer comme un des meilleurs joueurs d’âge junior au pays. Malgré une petite pause pour aller aider l’équipe canadienne à mettre la main sur la médaille d’or au Championnat du monde de hockey junior, Giroux a continué de terroriser les gardiens et les équipes adverses dans la LHJMQ.

Terminant cette fois-ci au deuxième rang des pointeurs du circuit Courteau avec 106 points, Giroux a permis à la formation gatinoise de prendre le troisième rang au classement général à l’aube des séries. Le printemps venu, les Olympiques ont facilement disposé coup sur coup des Cataractes, des Remparts et des Mooseheads avant de rejoindre en grande finale les puissants Huskies de Rouyn-Noranda, qui étaient toujours invaincus jusqu’à ce moment en séries.

Aucunement intimidés par l’équipe de l’Abitibi, Giroux et les Olympiques ont éliminé en cinq parties les Huskies pour mettre la main sur la septième coupe du Président dans l’histoire de l’équipe.

« Je pense que sur papier, on n’était pas la meilleure équipe, mais Benoit Groulx a fait tout un travail pour s’assurer qu’on joue en équipe et que tout le monde soit sur la même longueur d’onde, admet Giroux, qui avait remporté le trophée Guy-Lafleur à titre de joueur le plus utile des séries à la suite d’une récolte de 51 points en 19 rencontres. C’est sûr que jouer au Centre Robert-Guertin durant les séries, avec les partisans qu’on avait, notre degré de motivation était plus élevé. C’était vraiment dur nous battre chez nous.

« Gagner la coupe du Président fait partie des plus beaux moments que j’ai vécus au hockey, admet celui qui a amorcé sa carrière au niveau professionnel la saison suivant ce championnat. Quand on avait commencé les séries, je ne sais pas pourquoi, mais le feeling était différent. Pendant un mois et demi, on a juste eu tellement de plaisir à jouer ensemble. »

PMF_0352

Un peu plus de 10 ans et presque 800 matchs dans la LNH plus tard, Giroux rejoindra le plus sélect des clubs chez les Olympiques de Gatineau, alors qu’il deviendra le 10e joueur dans l’histoire de l’équipe à avoir son chandail être retiré. Bien qu’il ait cimenté depuis un bon moment déjà sa place au sein de l’élite de la LNH et qu’il pourrait éventuellement être considéré parmi les plus grands joueurs de l’histoire des Flyers à seulement 31 ans, il chérira à jamais ses années passées au Vieux-Bob.

C’est pour cette raison que lorsqu’il y effectuera son retour mercredi, il vivra un moment qu’il attendait depuis longtemps.

« Je me rappelle pendant les entraînements, je regardais dans les airs à Guertin et je voyais les autres chandails retirés. Un de mes buts a toujours été de rejoindre ces gars-là, conclut Giroux. Je suis vraiment honoré que mon numéro ira retrouver ceux déjà retirés. »

Des billets sont toujours disponibles pour le match qui opposera les Olympiques aux Screaming Eagles du Cap-Breton à la billetterie du Centre Robert-Guertin, ouverte du lundi au vendredi, de 9h à 17h, ou en ligne au ovation.qc.ca.

plus de nouvelles
Les chandails de Claude Giroux du 20 février mis à l’encan
Il y a 1 semaine
Les Olympiques au Grand McDon 2019
Il y a 1 semaine
Les Olympiques et TKO MMA unissent leurs efforts pour venir en aide aux sinistrés des inondations
Il y a 1 semaine
Campagne de billets de saison 2019-2020
il y a 3 semaines
Les Olympiques parleront au quatrième rang
Il y a 1 mois
TKO48 présenté le vendredi 24 mai au Centre Robert-Guertin
Il y a 1 mois