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Histoire

Les Festivals de Hull

Tout commence le 24 avril 1973 lorsque Messieurs Paul Grant d’Ottawa et Yves Bourassa de Hull voient leurs désirs concrétisés lorsque les Gouverneurs de LHJMQ leur accordent une franchise. Le 15 mai, la direction de l’équipe annonce la nomination de leur gérant-général et entraîneur intérimaire, Normand Baril. La première équipe de la présente franchise s’appellera les Festivals de Hull.

Saison 1973-74

Le 1er septembre, c’est l’ouverture du premier camp… Pas moins de 213 joueurs se rapportent à Normand Baril, dont 36 gardiens de buts! Un total de 60 joueurs auront revêtu l’uniforme bleu-blanc-jaune par la fin de cette première campagne.

C’est à Guy Bernard, un athlète de Gatineau, que revient l’honneur d’enregistrer le premier but de l’histoire de notre équipe junior majeure, dans un revers de 1-3 devant les Castors de Sherbrooke à Hull. Ce but fut compté à 12:18 minutes de la 2ième période le 28 septembre 1973 devant 3434 partisans dans les gradins lors du tout premier match de la saison.

En janvier 1974, un troisième actionnaire se joint à l’équipe : Me Claude Gratton. En seconde moitié de saison, Pierre Duguay – un natif de Hull – assume la relève de Normand Baril derrière le banc du bleu-blanc-jaune.

Les Festivals terminent leur premier calendrier, sans participer aux séries éliminatoires, avec une fiche de 14 victoires, 55 défaites et une nulle pour un total de 29 points en 70 joutes terminant au dernier rang de la division « Ouest » et du circuit Robert-Lebel.

Denis Charbonneau et Guy Bouchard, le frère cadet de Daniel Bouchard, cerbère étoile des jadis Flames d’Atlanta de LNH, ont gardé la forteresse hulloise durant cette première saison. Ted Bulley a terminé au premier rang des marqueurs de l’équipe avec 28 buts et 37 assistances pour 65 points, suivi dans l’ordre de Scott Hunter (26-25-51), Gary McFayden (24-22-46), David Boyd (9-36-45), Glen Sharpley (14-30-44) et Ric Garcia (5-36-41). McFayden a inscrit 4 buts lors d’un match.

Ted Bulley a été le premier joueur de la franchise hulloise à évoluer dans la LNH avec les Blackhawks de Chicago. Un total de 78,504 partisans se sont présentés aux matchs des Festivals.  

Lors de leur 1ère année les Festivals ne participerons pas aux séries éliminatoires ayant terminé dernier dans le classement. Fait inusité, en 1973 les Festivals n’ont pu participer au repêchage faisant parti de l’Ottawa District Hockey Association. Parallèlement ils n’ont pas le droit aux joueurs Ontarien faisant parti de LHJMQ. Hull se lancera alors dans une bataille juridique, cause qu’ils gagneront afin de pouvoir garder 4 joueurs Ontarien, Glen O’Neil, Rick Garcia, Glen Sharpley et David Boyd.

Saison 1974-75

La deuxième année s’amorce dans le mécontentement. Pierre Duguay n’est pas réembauché. C’est Wayne Maxner un ex-porte-couleurs des Bruins de Boston, qui est le nouvel entraîneur. Un trio fait parler de lui durant toute la saison; Jim Montgomery, un centre de 19 ans flanqué de Ted Bulley, à gauche et de la future recrue de l’année Denis Pomerleau, 16 ans seulement, à droite. Bulley en est à sa dernière saison.

Pierre Duguay est entraîneur à Sorel et négocie avec la direction hulloise un possible échange. Les Festivals échangent une future vedette de Notre-Dame-de-la-Salette Richard David, âgé de 16 ans, en retour de deux joueurs de dernière année : le gardien Jim Palmer et le brillant compteur Pierre-Yves Giroux.

Suite aux bagarres survenues en ’73-’74, Normand Baril déniche des « bras » en la personne de Nelson Burton. Malheureusement pour Nelson « le policier », il est seul de sa catégorie dans l’équipe et tantôt il affrontera ses adversaires plusieurs à la fois.

Après la période des fêtes, les choses se gâtent de plus en plus. Après une virulente sortie publique de Wayne Maxner concernant l’attitude des propriétaires de l’équipe, Maxner se voit montrer la porte. Pendant ce temps, un vieux matou avec un bagage de connaissances et d’expérience incontestable accepte de relever le défi : Jean-Paul « Lally » Lalonde devient le quatrième entraîneur des Festivals en une saison et demie.

Les Festivals complètent leur 2ième saison en s’accaparant du 4ième rang de leur division mais 6ième au classement général du circuit Raymond-Lagacé. Le bleu-blanc-jaune présente un dossier de 34 victoires, 32 revers et 6 nulles pour la campagne ’74-’75 : un total de 74 points pour un premier calendrier de 72 joutes. Les Festivals s’inclinent en quart de finale aux mains des protégés de Ghyslain Delage, les Castors de Sherbrooke.

Le fameux trio formé de Bulley-Montgomery-Pomerleau termine l’année avec une fiche combinée de 161 buts et 217 aides pour 378 points. Denis Pomerleau mérite le trophée des instructeurs remis annuellement à la recrue par excellence du circuit québécois. Nelson Burton se donne le titre de « mauvais garnement » avec 333 minutes passées au cachot sans oublier ses 20 buts enfilés à sa première saison dans la LHJMQ. Jim Montgomery termine au 3ième rang des meilleurs compteurs de LHJMQ avec 61 buts et 89 aides, 8 points de moins que le meilleur compteur. Jim a même connu un match de cinq buts.

Saison 1975-76

Les Festivals entreprennent leur troisième campagne sous la férule de Jean-Paul Lalonde…Mais un revers de 4-1 contre Sherbrooke devant ses propres partisans signifiera l’arrêt de mort pour Lally qui sera remercié de ses services le mardi 28 octobre immédiatement après l’exercice régulier de l’équipe.

Quelques jours plus tard, après l’audition d’une dizaine de candidats dont Phil Goyette et Pierre Duguay, c’est sur Marcel Pronovost que s’arrêtera le choix décisif de la direction. C’est le vendredi 7 novembre que Pronovost s’amène derrière le banc des Olympiques. Tirant de l’arrière 5-1 après 20 minutes face aux puissants sherbrookois au Palais des sports, Marcel inculque une confiance inébranlable à ses gars qui répondront par un gain de 9-7. Le premier triomphe des Hullois à Sherbrooke en plus de deux saisons. C’est un nouveau départ!

Les Festivals procèdent à deux échanges en quelques semaines : Nelson Burton quitte pour la Vieille Capitale en retour d’un jeune défenseur de 17 ans très prometteur, André Doré; puis à la fin décembre l’excellent gardien Gino Yanire est obtenu des Remparts. Le nouveau tandem Parker-Yanire résoudra bien des maux.

Après le départ de Burton, c’est Glen Sharpley qui s’impose comme le leader incontesté de la troupe locale. Glen rafle le premier rang des compteurs de l’équipe avec 60 buts et 74 assistances pour 134 points, et le cinquième rang des meilleurs compteurs de LHJMQ juste derrière Michael Bossy.

Les Festivals compilent une fiche de 30 gains, 35 revers et 7 matchs nuls pour 67 points et une 4ième place dans la division « Ouest » et une 7ième position au classement général.

Pour une deuxième année consécutive les Festivals participent aux séries de fin de saison, et ce à nouveau contre les Castors de Sherbrooke détenteur du premier échelon au classement général avec 111 points. C’est une série qui s’est déroulé à guichets fermés. Les Festivals, une formation qui n’a jamais lâché, se sont inclinés en six matchs face à Sherbrooke, une équipe bourrée de talent. Les Festivals en ont mis plein les yeux aux 14,419 spectateurs présents aux trois parties locales des séries, une moyenne de 4,806 partisans par rencontre. En saison régulière 88,398 spectateurs avaient traversé les tourniquets.

Glen Sharpley a inscrit un tour du chapeau à sept reprises et a connu un match de quatre buts. Rick Garcia et Glen Sharpley ont été nommé « joueur par excellence O’Keefe » de la LHJMQ pour les mois de février et décembre respectivement.

C’est la dernière saison des Festivals de Hull.

Lors des assises annuelles de Ligue Nationale de Hockey, en juin 1976 Glen Sharpley est appelé au troisième rang de la première ronde de sélection par les North Stars du Minnesota.

 

Les Olympiques de Hull


Saison 1976-1977

La situation financière de l’équipe force les actionnaires à fermer les livres. Le 30 avril 1976 n’ayant toujours pas reçu le dépôt de garantie des Festivals. La LHJMQ demande à la Ville de Hull de prendre en main la franchise. En juillet 1976, l’Assemblée Nationale approuve le Bill privé 229, permettant ainsi à une ville d’opérer une équipe junior majeur. Suite à leur acquisition, la Ville de Hull lance un concours afin de trouver un nouveau nom à l’équipe.

Marcel Pronovost à titre d’entraîneur et Norm Baril comme directeur général demeurent en poste avec un mandat de douze mois. Fin août, le camp d’entrainement débute alors que l’expérience et la jeunesse se marient bien pour un bon rendement en première moitié de saison.

Un concours est lancé dans l’Outaouais afin de doter l’équipe d’un nouveau nom. La suggestion faite par le maire du temps, Gilles Rocheleau , de les appeler « Les Olympiques » fait boule de neige. Vive les Olympiques de Hull !

Daniel Métivier, le premier choix des olympiques au repêchage de juin’76, connaît une excellente saison avec 51 buts et 28 passes pour un total de 79 points. Le capitaine Jean Grandmaître, termine sa carrière dans la LHJMQ au premier rang des compteurs de son équipe avec 37 buts et 74 passes pour 111 points. Le titre de mauvais garnement revient au mini-policier François Lagueux avec un total de 345 minutes passées au « cachot ».

Les Olympiques terminent au huitième rang du circuit et affrontent les Remparts de Québec au lieu des Castors de Sherbrooke qui furent disqualifiés car il y avait un joueur américain illégal dans leur rang à la fin de la saison. Les Remparts sont trop forts et les Olympiques s’inclinent en quatre matchs consécutifs. Quatre joueurs quittent l’organisation : le capitaine Jean Grandmaître, les défenseurs Gerry West et Jeff Allan et l’allier gauche Michel Bauman.

Saison 1977-78

Le 17 mai 1977, le conseil d’administration des Olympiques confie un mandat d’un an à son gérant-général Normand Baril, en fonction pour une cinquième année consécutive. Marcel Pronovost reste en poste comme entraîneur. Lors du repêchage du 4 juin, le premier choix des Olympiques est Jean Poulin, puis Benoît Laporte est sélectionné.

En août, nous sommes à la veille du camp d’entraînement, une bombe nous tombe dessus ! Marcel Pronovost démissionne pour accepter un rôle identique avec les Sabres de Buffalo de la LNH. Plusieurs candidats se pointent et la direction hulloise choisit Guy Trottier originaire de Hull. La deuxième saison des Olympiques de Hull débute le 18 septembre et l’équipe locale signe un gain de 5 à 4 contre les Royals de Cornwall. Une autre bombe! Norm Baril démissionne le 9 octobre et c’est le 17 octobre que Guy Trottier se voit confier le double rôle d’entraîneur gérant : Une première dans les annales du hockey junior à Hull.

C’est le 15 janvier 1978 : les Olympiques remportent un gain de 9 à 7 devant le National de Laval alors que le 500 000ième spectateur franchissait un tourniquet à Guertin.

Une autre surprise : à la fin de janvier suite à un revers de 10-0 à Cornwall, Guy Trottier est invité à tirer sa révérence; Richard Jamieson lui succède. Une grève des cols bleus de la Ville de Hull éclate et est suivie d’un lock-out …les Olympiques déménagent à Gatineau pour huit matchs (7 victoires et une défaite).

Les Olympiques de Hull terminent leur deuxième saison (cinquième de la franchise) en s’inclinant en quatre matchs consécutifs devant Cornwall lors de la première ronde éliminatoire.


C’est la fin d’une saison tumultueuse remplie de nombreuses surprises.

Saison 1978-79

Richard Jamieson reste en poste et prépare son premier camp d’entraînement junior majeur. À l’aube de cette saison, il mise sur la jeunesse et l’inexpérience    «tout en s’assurant, dit-il, de trois années de stabilité…». Ça va mal chez les Olympiques! Jamieson fait le ménage et de nombreux changements. Toutefois, les succès se font attendre. Le 8 décembre, Richard Jamieson quitte Hull pour se rapprocher de sa famille et paraphe un pacte avec Laval.

Comme successeur à Jamieson, plusieurs candidats sont pressentis : Jean Lachapelle, un gars local, impressionne. Durant ce temps à Buffalo, Marcel Pronovost est limogé … et réembauché par les Olympiques.

Pronovost termine cette saison misérable : dernière position de la ligue, seulement dix victoires avec 27 points au classement. Pour la deuxième fois en six ans, la franchise hulloise remise ses équipements dans les boules à mites immédiatement après le dernier match de la saison régulière.

Saison 1979-80

Pronovost prépare la septième campagne hulloise … elle devrait offrir beaucoup d’action avec les vétérans de retour et une jeunesse prometteuse. Un nouveau venu d’expérience arrive du Maine : Réal Ulric comme soigneur. Il remplace Michel « Bobotte » Philion. Pronovost réussit un coup de maître en s’accaparant des services de Jean Gauthier et Marcel Tourigny des Draveurs en retour de Bobby Wall, un défenseur hautement coté chez les midgets mais qui tarde à impressionner chez les juniors.

Dès leur arrivée, l’équipe connaît une série de sept matchs consécutifs sans revers. C’est bon pour le moral! Les Olympiques mettent le ton sur l’offensive et vont chercher Michael Brisebois à Chicoutimi, Benoit Laporte à Trois-Rivières… et le retour de Mario Chartrand à Hull.

Voilà! Les Hullois ont une équipe paquetée! Fausse joie : l’équipe de détériore dans la discipline, et tous les espoirs de début de saison s’envolent. Une vedette locale Alain Vigneault prend la route de la Mauricie où l’attend Michel Bergeron. Plus la saison progresse, plus l’équipe tire de la patte. Ce qui devait arriver se produit : après un cinglant revers à Chicoutimi, Pronovost revient seul à Hull laissant les rennes à Jean Lachapelle qui prend la relève dès le lendemain à Québec. C’est la victoire à son premier match dans la LHJMQ; il termine la saison derrière le banc des Olympiques. Jean entend faire le ménage, instaurer la discipline. Plusieurs vétérans goûtent à la discipline et regardent les matchs des gradins. C’est à compter de ce moment que l’image des Olympiques s’est métamorphosée. Mais la tâche est ardue pour Lachapelle. Des joueurs habitués à jouer « dans l’ouate » contestent à tour de bras les méthodes employées par le successeur à Pronovost. C’est l’unique saison où la photo d’équipe officielle n’est pas prise.

Les Olympiques participent aux séries éliminatoires. Eh Oui ! Les Castors de Sherbrooke l’emportent 4-0 face à une équipe amorphe et pressée d’en finir.

Saison 1980-81

Une autre saison s’amorce. Reconstruction! Voilà un mot utilisé à profusion pour ne pas dire trop souvent depuis 1973. Les Olympiques y vont même avec quelques changements au logo.

Lachapelle façonne son équipe autour des vétérans John Chabot, Steven Fletcher, Michel Galarneau, Jean Gauthier et des recrues Jacques Berthiaume, Benoît Doucet et Jocelyn Gauvreau.

La discipline est toujours de rigueur. Toutefois ce sera une saison sacrifiée. Pour une troisième fois en huit ans d’existence, les Hullois rateront les séries d’après saison.

Au niveau des statistiques, pour une seconde année d’affilée, Jean Poulin termine au premier rang des compteurs de l’équipe avec 52 buts et 57 aides pour un total de 109 points. John Chabot prend le deuxième échelon avec 89 points. Les Olympiques termine la saison avec 23 victoires, 46 défaites et trois matchs nuls pour un total de 49 points.

Saison 1981-82

Jean Lachapelle et les Olympiques entrevoient une excellente saison… Mais voilà, le gardien Daniel Sanscartier refuse de se présenter, il est de même pour Jeff Hamilton. Toutefois, les Olympiques se réjouissent de l’acquisition de Sylvain Turgeon. Entre-temps, John Chabot, un centre talentueux, est échangé au Castors de Sherbrooke en retour du meilleur compteur de l’équipe Tim Cranston et du défenseur Roussel Mackenzie. Les Hullois mettent la main sur Roberto Romano.

La saison débute et Jean Poulin devient le 20 ans qui entame sa 5ième saison dans LHJMQ. Jean-Marc Gaulin revient du camp des Nordiques de Québec puis Robert Millette succède à Poulin comme 20 ans. Jean Lachapelle est satisfait mais veut toutefois raffermir sa défensive : Il envoie Jocelyn Gauvreau (17 ans), Sylvain Roy (18 ans) et Claude L’Abbé (19 ans) aux Bisons de Granby en retour de Daniel Naud déjà sous contrat avec les Sabres de Buffalo de LNH.

Les Hullois connaissent sans contredit leur meilleure campagne sous le chapiteau de LHJMQ. Malheureusement une guerre interne éclate à la veille des séries! Certains joueurs exigent des bonis et envisagent … la grève! Ni le pilote Jean Lachapelle ni le directeur générale n’avaient anticipé le coup! Le tout se règle dans les 24 heures. Les Olympiques sont exclus de la demi finale même après une saison phénoménale et une Coupe Mémorial qui sera disputée à Hull pour la première fois.

Saison 1982-83

La franchise hulloise entame sa dixième campagne dans LHJMQ. Un nouvel entraîneur, qui en est à ses premières armes au niveau junior majeur, prend les rennes de l’équipe : Jean Bégin. Les Olympiques terminent au 8ième rang du classement général et accèdent aux séries éliminatoires. Les Hullois s’assurent le 2ième échelon pour les buts marquées en avantage numérique avec 80, à égalité avec Granby et trois de moins que Verdun.

Sylvain Turgeon est de retour pour sa deuxième saison et ce sera sa dernière chez les juniors tout comme Paul Adey, Benoit Doucet et Jean Gauthier. Patrick Emond, acquis en janvier des Draveurs, termine le calendrier avec 113 points dont 51 buts en 32 matchs à Hull.

Des buts et des vedettes… les fanatiques de la LHJMQ ont été servis à profusion! Nous avons qu’à nous rappeler le # 66 Mario Lemieux du Laval, puis les prouesses des Marc Bergevin (Chicoutimi), Steve Duchesne (Drummondville), Patrick Roy (Granby), Jean-Jacques Daigneault, Guy Rouleau et Jacques Lemaire (Longueuil), Sylvain Coté et Mario Roberge (Québec), Pat Brisson et Pat Lafontaine (Verdun), Claude Lemieux (Trois Rivières), et bien d’autres.

Les Olympiques bouclent le calendrier régulier avec 60 points, soit 40 de moins que leurs rivaux de première ronde des séries, les Voisins de Laval. La série quart de finale s’annonce donc à sens unique et la commande ne sera pas de tout repos … avec le grand Mario Lemieux qui a récolté 184 points en 67 parties.

Des buts, en voulez-vous, en voilà! Les trois premiers matchs sont remportés par les Voisins avec un total de 32 buts vs 9 pour les Olympiques qui font face à l’élimination. Surprise! Les Hullois reviennent à la charge dans les trois autres matchs (24 buts vs 12 pour Laval). Dans le match décisif, Les Olympiques s’inclinent 10 à 8 alors que le #66 inscrit 4 buts et finit la soirée avec 6 points.

C’est sur cette note à la fois excitante et fort triste que s’est terminé le mandat de la Ville de Hull dans LHJMQ. Après sept ans, les autorités municipales passent les rennes de la franchise à une corporation à but non lucratif qu’elles créent quelques semaines plus tard.

Saison 1983-84

Au printemps de 1983, La Ville de Hull, propriétaire de la franchise depuis 1976, confie à cinq valeureux hommes d’affaires et sportifs émérites de la région la direction de l’équipe, ce sont : Jacques Langevin, François Pichard, Jean Lachapelle, Marc Sénécal et Olivier Caron.

Lors de séance de repêchage, les Olympiques choisissent Luc Robitaille, un ailier gauche bourré de talent à qui l’on colle le sobriquet de « La franchise ». Les Sam Lang, Joe Foglietta, Ricky Hayward, Stéphane Richer et Steeve Averill débutent leur carrière junior. Plus tard, les Olympiques effectuent quelques transactions, et en autres Joël Baillargeon et Patrick Emond s’amèneront à Hull.

Les Olympiques possèdent un excellent noyau mais il y a un manque d’expérience au sein de l’équipe. Michel Morin prend la relève de Jean Bégin derrière le banc. Un policier de Gatineau sera l’adjoint … Pat Burns. Surprise! Pat ne sera pas derrière le banc, il prendra des notes du haut des gradins car Morin préfère agir seul derrière le banc lors d’un match.

La saison progresse mais les Olympiques ne vont nulle part. Morin, reconnu comme un technicien en hockey, a de la difficulté à inculquer une formation de base solide à sa troupe. La nouvelle direction des Olympiques voit ses porte-couleurs terminer à l’avant dernier rang en saison régulière avec un dossier de 25 gains et 45 défaites. C’est la quatrième fois en 11 saisons que les Olympiques sont exclus des séries.

Saison 1984-85

En juin 1984, c’est la séance de repêchage et les Olympiques sélectionnent au 2ième rang à chaque tour. D’excellents prospects : Jean Bergeron, Éric Bohémier, Marc Dumont, Éric Legros, Michel Thibodeau, Marc Saumier se retrouveront à Hull dans quelques mois. Une transaction amène Michel Charbonneau, Michel Carbonneau et Luc Chénier. Une fois encore, le potentiel se fait sentir.

Les rennes sont confiés à Pat Burns, adjoint de Michel Morin la saison dernière. Morin se voit confier le rôle de directeur administratif, mais il abandonne et retourne dans un monde bien familier : l’enseignement à l’UQTR.

Notre sergent-détective à la sécurité publique de Gatineau, Pat Burns, fait la navette entre son emploi permanent et son poste d’entraîneur à temps partiel qui exige plus d’heures et de disponibilité que son « job » de tous les jours.

La saison s’amorce le 14 septembre à Plattsburg alors que les Pioneers, nouvelle franchise et première américaine, subissent la défaite 6-7 en prolongation. Quelques semaines plus tard, après plus de 20 défaites, les dirigeants de LHJMQ abolissent cette franchise dernière-née.

Le 30 novembre 1984, un vendredi matin, une bombe éclate : « Wayne Gretzky veut acheter les Olympiques de Hull … » Lit-on dans les Journal de Montréal. Les téléphones sonnaient partout dans L’Outaouais. Quelques membres des autorités municipales étaient au courant car Charles Henry les avait rencontrés à plusieurs reprises depuis septembre. La Ville de Hull voyait une opportunité en or de fermer les livres des Olympiques pour de bon. Qui dit mieux ?

Sans faire de bruit, le dauphin de Gretzky, Charles Henry, un résident d’Ottawa qui a passé sa vie dans le hockey, épie les faits et gestes des Olympiques durant toute la saison à Guertin ainsi qu’à l’étranger.

Un nouveau trio fait sensation : Luc Robitaille, Sam Lang et Joe Foglietta en fait voir de toutes les couleurs à travers tout le circuit. Ils récoltent 372 points en saison régulière seulement six (6) points de moins que le record de l’équipe de 1974-75 détenus par Bulley, Montgomery et Pomerleau. Les Olympiques se classent 2ième de leur division et 5ième au classement général. Joe Foglietta établit une marque d’équipe avec au moins un point dans une séquence de 26 matchs consécutifs. Luc Robitaille prend la tête des compteurs avec 55 buts et 93 aides pour 148 points. Les Olympiques s’inclinent en cinq matchs face à Verdun en ronde demi-finale de division.

Saison 1985-86

La corporation vient de compléter sa deuxième année de son mandat et pas moins de dix-huit joueurs réguliers de la saison dernière reviennent avec un intéressant bagage d’expérience. L’offre du groupe Gretzky est alléchante. Tout l’été, ça négocie fort ! Les partis officialisent la vente et le mercredi 7 août 1985. Wayne Gretzky devient le nouveau propriétaire des Olympiques de Hull. Ce même jour, lors d’une conférence de presse tenue au Palais des congrès devant près de 150 journalistes venus de partout en Amérique du Nord, les Olympiques souhaitent la bienvenue à leur nouveau patron, le « 99 ». Cela met un terme à l’excellent boulot accompli par les membres de la Corporation. Financièrement, la Ville de Hull ne s’enrichit pas mais l’investissement en est un de grand prestige.

C’est Wayne qui invite le jeune de 16 ans, Cam Russell, à se joindre aux Olympiques alors que 3 autres offres étaient sur la table … on connaît la suite.

Vendredi 13 … septembre! Entamer sa 13ième saison un vendredi 13 … qui a dit que les joueurs de hockey sont superstitieux? C’est devant 4 574 chaleureux partisans que la présentation protocolaire (autorités municipales et la LHJMQ, le Premier Ministre du Canada, le très Honorable Brian Mulroney, et autres invités) se déroule. Après l’interprétation de l’hymne national en solo à la trompette, c’est l’ovation à tout rompre d’une douzaine de minutes, la plus longue qu’ait reçue Wayne Gretzky de toute sa carrière. Sam Lang enfile le premier but de l’ère Gretzky après seulement 82 secondes de jeu : les Olympiques dominent outrageusement. Gretzky savoure un premier gain à titre de propriétaire de la franchise hulloise au compte de 11 à 3. Au lendemain de l’éclatant triomphe, Wayne partage le vestiaire avec ses protégés pour l’exercice.

Le lundi 7 octobre, Charles Henry, le grand manitou des Olympiques, procède à une transaction majeure, le prolifique marqueur Guy Rouleau s’amène à Hull.

Après un revers 6-5 contre Drummondville à Hull le 19 novembre, la troupe du duo Pat Burns et Jean-Maurice Cool, remporte ses 22 derniers matchs locaux en saison régulière. Le 23 février dans un gain facile de 8 à 1 face aux Draveurs à Robert-Guertin, les protégés de Pat Burns remportent le Trophée Jean-Rougeau. Les Olympiques présentent leur meilleure fiche à vie dans la LHJMQ avec 54 victoires et 18 revers pour un total de 108 points. Guy Rouleau et Luc Robitaille terminent ex aequo au premier rang des compteurs avec un cumulatif de 191 points chacun.

Le vendredi 2 mai, la franchise hulloise s’empare de la Coupe du Président pour la première fois de son histoire avec 15 triomphes d’affilés en série sans connaître la défaite; c’est du jamais vu! Puis c’est le tournoi de la Coupe Memorial à Portland (USA). Les Hullois gagnent la semi-finale qui se termine à 23 heures le vendredi soir puis doivent affronter Guelph, un club frais et dispos, en finale le samedi matin à 11 heures. Malheureusement nos Olympiques s’inclinent 2-6.

Saison 1986-87

Après une saison ’85-’86 incroyable, les Olympiques s’était rendus jusqu’à la joute finale de la Coupe Memorial à Portland, ce sera le moment de rebâtir l’équipe. Une nouvelle saison où l’on mise sur la jeunesse qui se greffera au noyau constitué des Benoit Brunet, Stéphane Matteau, Jean-Marc Routhier, Shane MacEachern et Cam Russell. Plusieurs américains sont appelés dans les premières rondes lors du repêchage tels que Joe Aloi, Jason Glickman, Joe Suk, … D’autres s’imposent dès leur arrivée tels que Brian Bearskin, Guy Dupuis et l’Autrichien Herbert (Hubie) Hohenberger. Charles Henry procède à des échanges, et l’une d’elles amène Daniel Shank à Hull.

Les Olympiques terminent au 4ième rang de leur division et s’inclinent lors du tournoi à la ronde des éliminatoires. Les Olympiques saluent le départ de Pat Burns qui accepte de diriger les Canadiens de Sherbrooke dans LAH. La direction des Olympiques compte sur le retour d’une douzaine de vétérans et la moisson de la fin mai s’annonce intéressante.

Saison 1987-88

Pour la première fois depuis 1984, les Olympiques se cherchent un entraîneur. Pat Burns s’en va chez les professionnels à Sherbrooke. Charles Henry est à la recherche d’un jeune qui a du cran. Alors le nom d’un ancien Olympiques de Hull, un gars de la place, entraîneur dans la LHJMQ et non réembauché est annoncé : Alain Vigneault devient le 13ième pilote de l’histoire de la franchise hulloise.

De nouvelles figures font leur entrée à l’amphithéâtre de la rue Carillon : Joël Blain, Stéphane Charbonneau, Martin Gélinas, Craig Martin, Stéphane Quintal, Claude-Charles Sauriol. Acquis de Longueuil, Marc Saumier effectue un retour avec les Olympiques.

La saison débute sur une mauvaise note : six revers de suite et huit à leurs dix premiers affrontements. La machine argent-noir-blanc se met en marche avec 18 victoires et 2 nulles au cours des 23 matchs suivants. Le trio Gélinas-Saumier-Brunet fait des ravages partout où il passe : 169 buts et 271 aides pour 440 points. Les Olympiques terminent la saison au premier rang avec 43 gains, 23 défaites et 4 nulles pour 90 points. Marc Saumier est titré l’athlète par excellence du circuit Courteau pour l’ensemble de la saison.

En quart de finale, les Hullois éliminent les Bisons de Granby en cinq parties. La tâche s’avère difficile face au Titan de Laval en demi-finales. Les Olympiques triomphent lors du septième match après avoir été en déficit tout le long de la série. En finale face aux Voltigeurs de Drummondville, Hull remporte le match initial puis perd les trois autres : les Olympiques sont dans l’eau chaude jusqu’aux oreilles. Contre toutes attentes, les Olympiques tournent la vapeur et remportent la Coupe du Président pour une deuxième fois en trois ans.

C’est au Saguenay que le tournoi à la ronde de la Coupe Memorial a lieu. Lors des festivités qui entourent ce tournoi, Marc Saumier succède à Luc Robitaille et remporte le titre de joueur par excellence de la Ligue Junior Majeur Canadienne.

Coté hockey, un jeu d’ensemble qui manque de fini et un Jason Glickman irrégulier causent des ennuis aux Champions du Québec. Après deux revers face à Windsor puis Medecine Hat, les Hullois triomphent face à Drummondville. La bande à Gretzky s’incline en semi-finale face à Medecine Hat. Benoît Brunet et Marc Saumier terminent ainsi leur carrière junior. L’adjoint de Vigneault, Denis Héon un communicateur hors pair, quitte ses fonctions pour des raisons professionnelles.

Saison 1988-89

Les champions défendant entreprennent mal leur 16ième saison et de façon laborieuse : un seul gain au cours des sept premiers matchs. Plusieurs vétérans reviennent des camps professionnels et l’arrivée de nouvelles figures telles Robert Melanson, Johnny Lorenzo, Bruno Villeneuve et Jeremy Roenick replacent sur la bonne voie, la troupe du tandem Alain Vigneault- Guy Charron.

Les Olympiques connaîtront la défaite que cinq fois à domicile au cours du calendrier régulier. Du 22 novembre au 26 février, une série fructueuse de 16 victoires consécutives à domicile.

Jeremy Roenick, un américain natif de Boston et propriété des Blackhawks de Chicago, ne dispute que 28 rencontres en saison régulière : sa fiche étant de 34 buts et 36 aides.

La troupe d’Alain Vigneault termine au troisième rang au classement général, trois points de moins que les Draveurs de Trois-Rivières, champion de la ligue.

En séries, les Olympiques ne font qu’une bouchée des Castors de St-Jean en quatre matchs. En demi-finale, les Olympiques baissent pavillon 4-1 face à Victoriaville qui possède une offensive supérieure lors des attaques massives. Lors des séries éliminatoires, Roenick s’est démarqué avec 7 buts et 12 aides en 9 parties. Rappelé par Chicago, Jeremy ira terminer la saison avec les Blackhawks de Mike Keenan.

La saison 88-89 marque la fin de la carrière junior du valeureux Cam Russell. Il part avec deux conquêtes de championnat et un contrat pro, aux cotés de Roenick dans la Ville des Vents!

Saison 1989-90

C’est une saison au cours de laquelle il y aura plusieurs surprises. Alain Vigneault reçoit une offre des Hamilton Dukes (OHL) … mais il renouvelle son contrat avec les Olympiques. Andrew McKim, un marqueur de 50 buts est acquis de Verdun qui devient le Laser de St-Hyacinthe. Éric Lavigne est sélectionné comme premier choix lors de la séance de repêchage. En 4ième ronde, Charles Henry prononce le nom de Philippe Boucher, un joueur bantam. Et voilà! La LHJMQ s’y oppose. L’éminent avocat de Québec Me Guy Bertrand, prend le dossier en mains. Les Olympiques crient à la discrimination! Guy Charron quitte les Olympiques pour consacrer plus de temps à sa famille et Guy Lamontagne prend la relève aux cotés de Vigneault. Herbert Hohenberger, un autrichien d’origine, revient comme joueur de 20 ans.

Les Kings de Los Angeles sont à Hull pour leur camp d’entraînement. C’est une occasion en or d’applaudir les Wayne Gretzky, Larry Robinson, Steve Duchesne et, la coqueluche hulloise, Luc Robitaille.

La saison régulière s’amorce dans le brouillard. Le match d’ouverture contre les Draveurs de Trois-Rivières ne dure que 3 :44 minutes! Le match sera repris à une date ultérieure.

La petite peste des Olympiques, Frédéric Boivin, maîtrise bien l’art de faire enrager l’adversaire. Karl Dykhuis, un excellent défenseur, connaît également beaucoup de succès sur les bancs d’école, une moyenne générale de 90%. Andrew Mckim est choisi le joueur le plus utile à son équipe dans LHJMQ et mérite le même honneur dans la LCH. Andrew a inscrit 66 buts et obtenu 64 aides pour un total de 130 points.


En quart de finale, les Hullois affrontent Longueuil et remporte le 7ième match à Longueuil alors que le Coréen Joe Suk avec son deuxième but du match à 3 :40 de la prolongation met fin à la rencontre, 2 à 1. En demi-finale, les Olympiques ne font pas le poids face au Titan de Laval, et s’inclinent en quatre matchs consécutifs.

Saison 1990-91

Lors du repêchage, les Olympiques font de Carl Fleury leur premier choix suivi de Pierre-François Lalonde. Sylvain Lapointe de l’Université Clarkson est réclamé en 8ième ronde et se rapporte à Hull. Les autres formations de la LHJMQ qualifient ce rapatriement par Charles Henry de vol du repêchage.

Le recruteur en chef en poste depuis une dizaine d’années, René Young, quitte l’organisation pour accepter la direction générale de la nouvelle franchise des Harfangs de Beauport. C’est Paul Gagnon, recruteur pour la région montréalaise qui prend les rennes. L’adjoint de Vigneault, Guy Lamontagne suit Young. Guy Charron et Michel Charron le remplacent.

Karl Dykhuis, premier québécois choisi lors du repêchage de la LNH au printemps 1990, se rapporte à la table des BLackhawks de Chicago dès la première ronde (16ième) et Mckim est invité à Calgary.

C’est la période des départs : Alain Vigneault devient l’adjoint de Dick Todd avec Équipe Canada Junior et en décembre quitte les Olympiques pour le championnat mondial junior, Hohenberger accepte les conditions du Canadien de Montréal, Andrew McKim s’en va à Salt Lake City et Karl Dykhuis quitte l’équipe nationale à Calgary et ne revient pas à Hull.

Les Olympiques ont cédé leur droit sur Dykhuis au Collège-Français pour un choix de deuxième ronde qui aura pour nom … Sébastien Bordeleau au repêchage du printemps 1991.

Le Titan de Laval est à nouveau l’adversaire des Olympiques en séries éliminatoires. Les Olympiques baissent pavillon en six rencontres devant Laval lors des séries quart de finale.

Saison 1991-92

Les Olympiques choisissent en première ronde (8e) Éric Lecompte âgé de 16 ans puis en 2ième ronde un autre midget mineur est repêché : Sébastien Bordeleau.

Le thérapeute athlétique Serge Haché accompagne l’équipe junior canadienne à un tournoi disputé au Japon. Deux Olympiques, Pierre-François Lalonde et Martin Lepage, font aussi le voyage.

En septembre, neuf vétérans quittent pour les camps de LNH : Éric Lavigne (Washington), Robert Melanson (Pittsburgh), Yannick DeGrâce (Philadelphie), Todd Sparks (Islanders), Derek Frenette (St-Louis), Joël Blain et Joe Crowley (Edmonton), Sylvain Lapointe et Jim Campbell (Montréal).

Tout le long de la saison, les membres des Sénateurs d’Ottawa épient les moindres gestes des Olympiques. À la suggestion des Oilers, Joël Blain revient à Hull pour une 5ième saison. Seul Jean Poulin avait joué cinq ans dans l’Outaouais auparavant dans toute l’histoire du junior majeur.

Todd Sparks connaît une série de 26 matchs consécutifs avec au moins un point. Le 27 février, les Olympiques signent le 200ième gain sur la route de leur histoire 4-3 à St-Hyacinthe. Les Blackhawks de Chicago rappellent Cam Russell pour les séries.

C’en est devenu une tradition : Hull et Laval font les frais de la première série. Les Olympiques s’inclinent en six parties.

Des rumeurs voient des gens d’affaires de L’Estrie et même Paul Anka dans le décor à la tête de la franchise. La Ville veut garder l’équipe à Hull mais se défend bien de vouloir l’acquérir; le prix demandé : 550 000$ .

Saison 1992-93

La LNH arrive à Ottawa…Gretzky s’en va !

Le 30 mai, Les Olympiques font de Martin Bélair leur premier choix (10ième au total), suivent les Carl Charland, Christian Gosselin et Richard Lacasse. Alain Vigneault est nommé entraîneur-chef d’Équipe Canada Junior, une première pour la LHJMQ.

Le propriétaire de l’équipe, Wayne Gretzky, veut vendre l’équipe et il vient tout près de le faire à des actionnaires qui désire déménager l’équipe à l’extérieur de la région de l’Outaouais.

C’est à ce moment que la fille de Gilles Sauvé, Manon apprend la nouvelle à son père et lui demande de faire quelque chose! Étant une grande partisane du hockey et de l’équipe des Olympiques avec son père depuis 1985. C’est à ce moment que monsieur Sauvé, homme d’affaires d’Aylmer et agissant comme maison de pension depuis quelques années déjà pour les joueurs des Olympiques, forme un groupe d’actionnaire qui est composé de Jean-Marc Lalonde, ex-maire de Rockland, Mark Routtenberg, homme d’affaires de Montréal, et Alvin Stein, homme d’affaire, d’Ottawa. Monsieur Sauvé devient président de l’équipe et décide de garder à ses cotés le grand Charles Henry comme son directeur général.

Les Olympiques sont sauvés! Et resterons dans la région grâce aux hommes d’affaires qui ont le hockey à cœur.

Alain Vigneault quitte les Olympiques après cinq ans et accepte le poste d’entraîneur adjoint avec la nouvelle franchise des Sénateurs d’Ottawa de la LNH. À la mi-juillet, Michel Charron devient le 14ième entraîneur–chef des Olympiques et sera appuyé par Mario Bélanger et Luc Dugas.

Lors du match d’ouverture, les Olympiques signent une victoire 5-3 face à Laval, une première depuis la saison 1984-85. Le 3 novembre, Michel Charron « pète la crise du siècle » à l’endroit de l’officiel Guy Joubert en présence de 2700 partisans : la patinoire est inondée d’objets. Charron fut exonéré par les autorités du circuit. Lors de la période des échanges, Frédéric Boivin passe à Sherbrooke en retour de l’excellent gardien Jean-François Labbé, et Éric Dazé passe à Beauport en retour du défenseur Jamie Bird.

Ça va mal! Le 9 février, après un 7ième revers d’affilée, c’est le chant du cygne pour Michel Charron et ses adjoints. Avec 17 matchs à jouer avant les séries, Charles Henry recrute un autre talent local, Alain Sanscartier qui assumera la relève derrière le banc.

Dans la première série, les Olympiques sont sans pitié pour les Lynx de St-Jean remportant quatre victoires consécutifs. Les Olympiques baissent pavillon en six rencontres face aux Faucons de Sherbrooke et sont éliminés des séries. Charles Henry a bien aimé ce qu’il a vu de son pilote. Sanscartier se voit offrir un contrat et confirmer dans ses fonctions.

Saison 1993-94

Reconduit dans son poste d’entraîneur chef, Alain Sanscartier comptera sur un solide noyau de vétérans : Martin Gendron, Hugo Proulx, Pierre-François Lalonde, Jamie Bird, Harold Hersh, Carl Charland, Éric Cloutier, Éric Lecompte, Sébastien Bordeleau et Shane Doiron.

Gendron inscrit 40 buts au cours d’une demi-saison, Neil Savary, s’avère un gardien de but talentueux et Hugo Proulx apporte beaucoup de profondeur à l’offensive. Le gouverneur Charles Henry s’est absenté longuement du Centre Robert-Guertin à cause de la maladie. Richard « Dick » Lauzon quitte son poste de responsable du marketing chez les Olympiques pour retourner à ses amours : la station radiophonique CJRC.

Les Olympiques terminent la saison régulière en étant l’équipe la plus punie du circuit Courteau avec 2 600 minutes! Il y a eu trop de punitions émotives et de réaction. Les Éric Cloutier et Claude Jr. Jutras devront accepter les coups sans riposter durant les séries afin de se rendre à la Coupe du Président.

Lors de la série initiale, les Olympiques défont le Laser de st-Hyacinthe. Dans la deuxième série qui se veut un tournoi à la ronde, les Hullois terminent deuxième derrière Laval. En demi-finale, les Olympiques subissent la défaite en sept matchs face aux Saguenéens de Chicoutimi.

Le 2 mars a lieu le lancement du livre de référence de 48 pages qui relate les vingt ans de la franchise hulloise de 1973 jusqu’au repêchage de juin 1993. Ce bijou est l’œuvre de Jean-Pierre Cyr, relationniste chez les Olympiques. J-P a consacré dix mois de recherches à ce projet. J-P avait tous les logos des Olympiques gravés dans son cœur depuis le jour un de la franchise hulloise. Il a continué à être dans le sillage des Olympiques et à travailler sans arrêt jusqu’à un vendredi soir de décembre 2005 lorsqu’il fut terrassé par un arrêt cardiaque à l’entrée de la zamboni avant le match des Olympiques. Un vrai de vrai « Olympiques »! Merci Jean-Pierre!

Saison 1994-95

En juillet, Robert Mongrain est nommé entraîneur-chef des Olympiques. Quelques semaines plus tard, son adjoint est connu : Claude Julien. Mongrain procède à une première transaction dans la LHJMQ : Il envoie Éric Lecompte, Shane Doiron et Simon Provencher aux Lynx de St-Jean et obtient en retour José Théodore et Jason Groleau.

Une première dans les annales de la LHJMQ, Laval envoie Colin White à Hull et obtient Éric Cloutier. C’est l’entrée en scène de Peter Worrell chez les Olympiques. Martin Ménard livre une chaude lutte à un autre gars de l’Outaouais Daniel Brière (Drummondville) pour le titre de recrue de l’année. Ménard a inscrit 30 buts au cours de ses 34 premières parties de la saison.

Le lock-out de LNH est sûrement une manne pour la LHJMQ, et les Olympiques en profitent en accueillant une moyenne de 3050 spectateurs en saison régulière.

Les Olympiques terminent troisième au classement général, ayant la meilleure fiche offensive avec 340 buts. Les Hullois remportent 4-1 la huitième de finale face au Laser de Saint-Hyacinthe. Hull termine au troisième rang suite au tournoi à la ronde (ou quart de finale), affronte les Harfangs de Beauport en demi-finale : et les élimine en cinq matchs. L’éternelle rivalité Laval-Hull s’affiche pour la finale : Les Olympiques remportent la Coupe du Président en cinq matchs et accèdent au tournoi de la Coupe Mémorial pour une troisième fois de leur histoire dans la LHJMQ. Il y a eu de nombreux concours de bandes vidéo que le préfet de discipline Maurice Filion a jugées avant de rendre son verdict lors des séries. La discipline était déficiente chez les Olympiques lors des séries avec les nombreuses pénalités et les suspensions qu’ils ont obtenues. Bordeleau a été le meilleur marqueur des séries avec 13 buts, 19 passes pour un total de 32 points en 18 matchs.

Avec les 12 recrues et la 2ième plus jeune équipe de l’histoire de la Coupe Mémorial, les Olympiques ont subi à Kamloops (Colombie-Britannique) trois défaites consécutives face à Kamloops (4-1), Brandon (9-2) et Détroit (5-2) et furent éliminés.

 

Saison 1995-96

Lors du repêchage à la fin mai, les Olympiques étaient à la recherche de défenseurs : Mario Larocque est le premier choix, puis Russell Smith est repêché dans une autre ronde. Christian Daigle, un avant, est un choix de deuxième ronde. C’est un départ en canon sous la gouverne de Robert Mongrain. Les Olympiques viennent tout prêt d’égaler un record : ils affichent une séquence de 24 victoires consécutives qui prend fin le 28 janvier face à Halifax.

La deuxième moitié de la saison sera plus palpitante. Les Olympiques bataillent fort : ils occupent le deuxième rang de leur division et au classement général. Steven Low s’amène à Hull. Le joueur au petit gabarit, Martin Ménard connaît une saison de plus 50 buts. Pavel Rosa est un magicien sur la patinoire. Peter Worrell complète un trio avec Ménard et Rosa; c’est une ligne qui en fait voir de toutes les couleurs à leurs adversaires.

José Théodore, rappelé par le Canadien de Montréal, garde le filet pour les 9 dernières minutes du match qui sont ses premières minutes comme gardien de but dans la LNH face aux Whalers de Hartford. Théodore complète la saison avec 8 passes, un record pour un cerbère.

Pour une deuxième année consécutive, plus de 100,000 spectateurs traversent les tourniquets à Robert-Guertin. Ça valait le déplacement. Pavel Rosa remporte le trophée Michel-Bergeron à titre de recrue par excellence avec ses 46 buts et 70 passes. Les Olympiques terminent au 2ième rang avec 106 points au classement général, juste derrière Granby.

Lors des séries, les Olympiques traversent le tournoi à la ronde, éliminent en quart de finale les Foreurs de Val-d’Or en 7 matchs, et subissent la défaite 1-4 en demi-finale face aux Harfangs de Beauport.

Mario Larocque, Colin White et Pavel Rosa font partis de l’équipe d’étoiles des recrues. Théodore, Nemecek et Jean-Guy Trudel sont membres de la 2ième équipe d’étoiles avec Robert Mongrain comme entraîneur.

Quelques semaines plus tard, Mongrain quitte les Olympiques et rejoint les Faucons de Sherbrooke.

Saison 1996-97

En mai, Claude Julien devient entraîneur chef suite au départ de Robert Mongrain. Le calendrier s’amorce en septembre alors que plusieurs vétérans sont avec les équipes de la LNH. Il n’y a pas de capitaine mais les Delisle, Maclean, Ménard et Rosa arborent le « A » sur leur gilet. La fièvre de la Coupe Memorial est en ville. En début octobre, plus de 2500 billets avaient été vendus. Après un an comme directeur du marketing, Bob White quitte et Helen Jennings le remplace.

David-Alexandre Beauregard revient de LAH et joue son premier match à Hull le 9 novembre. Le super trio composé de Martin Ménard « la gazelle », Pavel Rosa « l’artiste » et Peter Worrell « le bulldozer » reprend du service là oùil avait laissé la saison dernière. Le gardien de but Christian Bronsard est dominant cette année. Le nouveau venu Marty Johnston est une surprise pour l’organisation hulloise. Lors de la période d’échange du temps des fêtes, Martin Biron et Martin Éthier s’amènent à Hull, et Beauregard prend la route de Shawinigan en retour de Mathieu Descôteaux. Si vous croyez que le dossier de Beauregard a été chaud en début de saison, celui de Christian Dubé l’est davantage. Joueur par excellence de LHJMQ en ’95-’96, Dubé est rétrogradé par les Rangers de New-York le 30 janvier : Christian portera le #96 chez les Olympiques. La carte manquante est enfin arrivée! Il n’y a plus de billets pour le tournoi de la Coupe Memorial.

Le 19 mars, les Olympiques de Hull sont déclarés champions de LHJMQ et remportent le Trophée Jean-Rougeau. Dans la finale de section, les hullois remportent la série 4-1 face à Drummondville. Les Foreurs de Val-d’Or s’inclinent 1-4 contre les Olympiques lors de la finale de section. Le 29 avril les Olympiques éliminaient les Saguenéens de Chicoutimi et soulevaient au bout des bras la Coupe du Président pour une quatrième fois de leur histoire.

La table est mise pour le tournoi de la Coupe Memorial. Les Olympiques de Hull est l’équipe hôte qui accueillera les Saguenéens de Chicoutimi finaliste de la Coupe du Président et représentant la LHJMQ, Oshawa sera le représentant de l’OHL, alors que Lethbridge portera les couleurs de la WHL. Les trois clubs visiteurs seront hébergés à l’hôtel dans chacune des villes de Hull, Gatineau et Aylmer. Nos Olympiques seront en retraite fermée dans une auberge de Cantley, lieu gardé secret.

C’est la quatrième participation (en 11 ans) des Olympiques au tournoi de la Coupe Memorial. Hull amorce bien le tournoi en écrasant Oshawa au pointage de 8-0. Lors du deuxième match, les Hullois volent à la victoire menant 6-1 après deux périodes de jeu contre Lethbridge. Malheureusement c’est la défaite en prolongation pour les Olympiques 6-7. À leur troisième match, les Olympiques remportent le match 8-5 contre Chicoutimi et accèdent à la finale. Lethbridge défait Oshawa en semi-finale et se mesurera de nouveau aux Olympiques. Les partisans sont nerveux! Cette fois, nos Olympiques ne commettent pas la même erreur et signent une victoire 5-1.

Enfin les Olympiques de Hull soulèvent la Coupe Memorial au bout de leurs bras, trophée tant convoité au Canada. Ce fut une saison de rêve! Un vrai scénario digne des films d’Hollywood! Bravo à toute l’organisation.

 

Saison 1997-98 (25ième anniversaire)

Seulement six joueurs de l’équipe championne de la Coupe Memorial sont de retour cette saison. La brigade défensive ne compte qu’un jeune vétéran : Kevin Brochu. Le directeur-général Charles Henry convainc le défenseur Peter Ratchuk (20 ans) de s’amener à Hull; il est la plus vieille recrue de la LHJMQ. Le 2ième choix des Olympiques au repêchage de la fin mai est le buckinois Frédéric Malette : un gardien de but âgé de 16 ans. Un joueurs local au petit gabarit fait parti des Olympiques: Bruno Lemire. Un nouveau venu, le tchèque Jiri Fischer s’avère une relève prometteuse à la défense.

En ce début de saison, les buts entrent en profusion dans le filet des Olympiques. C’est la pire fiche défensive de la LHJMQ. La foule manifeste très rapidement son mécontentement, elle n’est pas patiente avec la jeune équipe qui compte 17 recrues. Malgré une défensive peu expérimentée, le jeune gardien Malette signe sa première victoire dans LHJMQ le 12 octobre face à Cape Breton. À la mi-saison, la fiche des Olympiques est de 13 victoires et 22 défaites. Il y a peu d’activité chez les Hullois lors de la période des transactions. Francis Bélanger est échangé à Rimouski en retour de choix de repêchage.

En novembre, de nouveaux co-propriétaires de la région s’associent à Gilles Sauvé et Jean-Marc Lalonde : ce sont Luc Marois (homme d’affaires de Hull) Daniel Chevrier (homme d’affaires de Hull), Jean-Robert Brisson (homme d’affaires de l’Ontario), Michel Cornellier, Bernard Brisbois et Manon Sauvé (courtier d’assurance et première femme co-propriétaire de l’équipe).

Les Olympiques de Hull sont proclamés l’équipe masculine par excellence lors du Gala Sports Québec et remporte le Trophée Maurice-Richard. Claude Julien et Jiri Fischer participent au défi des espoirs de LCH dans le cadre du repêchage de LNH en juin prochain.

Frédéric Malette établit un nouveau record d’équipe et de LHJMQ en complétant une séquence de 170 : 15 minutes sans allouer de but; le précédent record étant détenu par José Théodore en 95-96.

Contre toute attente, les Olympiques participent aux séries éliminatoires pour une 14ième fois consécutive avec une fiche de 32 victoires, 37 défaites et 1 match nul. Claude Julien a atteint l’objectif fixé en début de saison : participer aux séries. La clé du succès, c’est le jeu défensif qui fut enseigné.


En première ronde, les Hullois éliment les Huskies de Rouyn-Noranda en six matchs et passent à la demi-finale (tournoi à la ronde). La saison de termine en essuyant des revers face à Laval et Val d’Or.

 

Saison 1998-99

Deux jeunes de 16 ans débarquent à Hull : Alexandre Giroux et Michaël Parent. Entre-temps, Michael Ryder est à Montréal, Jiri Fischer est à Détroit, et Marty Johnston et Francis Nault côtoient l’East Coast pour un contrat professionnel.

Le conseil d’administration s’adjoint 2 nouveaux propriétaires : Michel Quesnel et André Chaput; Richard Bertrand devient le directeur exécutif et lien entre le directeur général Charles Henry et le conseil d’administration. Daniel Brunet prend la relève de Réjean Rondeau à titre de directeur du marketing.

Claude Julien est nommé assistant-entraîneur d’Équipe Canada lors du championnat mondial 1999 de hockey junior à Winnipeg; le Canada remporte la médaille d’argent.

Le numéro 9, Marty Johnson arbore le « C » sur son gilet. Le jeune tchèque de 17 ans Radim Vrbata démontre sont talent; la progression y est. Jiri Fischer et le 2ième choix des Olympiques lors de la première ronde de repêchage (11ième au total) Andrew Carver sont deux défenseurs des représentants de la division Robert-Lebel lors du match des étoiles face à la division Dilio. Alexandre Giroux et Radim Vrbata participent au match des espoirs de LCH tenu à Calgary.

Le 14 mars a été une soirée de retrouvailles et de souvenirs mémorables. Le gilet #77 a été hissé au plafond du Centre Robert-Guertin. Les partisans debout applaudissaient leur héros de la saison ’85-’86 … Guy Rouleau.

Le tournoi de la Coupe Memorial ’99 se déroulera à Ottawa en mai. Est-ce que les Olympiques seront à ce rendez-vous? La saison en dent de scie n’est pas de bon augure! En quart de finale de Division, les Olympiques éliminent Victoriaville. Le 3ième match de cette série fut le plus long de la LHJMQ et de la LCH : le but gagnant est celui de Brock Boucher à 6 :31 de la 5ième période de prolongation. Le match a duré 6 heures et 13 minutes. Le record tient toujours (en date de février 2008). Les Hullois défont Shawinigan 4-2 puis contre toute attente éliminent Rouyn-Noranda 4-0. En finale de la coupe du Président, les Olympiques vendent chèrement leur peau face au Titan d’Acadie Bathurst en s’inclinant 3-4.

 

Saison 1999-00

Nous entrons dans un nouveau millénaire! Que nous réserve cette saison? Plusieurs vétérans sont de retour : les Michael Ryder, Bruno Lemire, Paul Spadafora, Radim Vrbata, Alexandre Giroux, Philippe Lacasse, Mario Joly. De nouveaux visages sont au rendez-vous : le jeune gardien Éric Lafrance, les défenseurs Derick Martin et Bobby Clarke, l’Européen Michal Pinc, et plusieurs autres.

Claude Julien est nommé entraîneur chef d’Équipe Canada 2000 qui participera au tournoi mondial junior à la fin décembre. Claude reviendra à Hull avec la médaille de bronze pendue à son cou. Guy Lalonde a quitté ses fonctions d’entraîneur adjoint pour celui d’entraîneur durant l’absence de Claude.

Lors de leur 1er match de l’an 2000 les Olympiques porteront un nouveau chandail de couleur bleu qui arbore un nouveau logo qui englobe tout les logos depuis leur tout début.

Une nouveauté dans LHJMQ, il y aura un calendrier inter-ligue avec la OHL. Les Olympiques rendent visite aux 67’s d’Ottawa le 23 janvier et ces derniers sont à Robert-Guertin le 6 février.

Le désenseur Adam Rivet et l’entraîneur Claude Julien participent au match des étoiles de la LHJMQ. Michael Ryder est le meilleur patineur des Olympiques avec 50 buts et 58 aides pour un total de 108 points en 63 matchs. Le gardien recru Éric Lafrance protège la cage hulloise dans 40 des 72 matchs de la saison régulière alors que Philippe Sauvé est devant le filet des Olympiques dans 12 des 15 matchs des série éliminatoires.

Les Olympiques terminent la saison de 72 matchs avec 90 points et obtiennent un laissez-passer en quart de finale de la conférence. Face aux Huskies de Rouyn-Noranda, les Hullois remportent la série demi-finale 4-2. En finale de conférence, les Voltigeurs se voient montrer la sortie en quatre matchs consécutifs. En finale de la Coupe du Président, les Olympiques s’inclinent 1-4 devant l’Océanic de Rimouski qui remporte la triple couronne : Trophée Jean-Rougeau, la Coupe du Président et la Coupe Mémorial.

 

Saison 2000-01

Claude Julien quitte les Olympiques et se rendra chez les professionnels continuer sa carrière d’entraîneur chef avec les Bulldogs de Hamilton de la LAH. Un nouvel entraîneur chef est nommé à la barre des Olympiques : Guy Lalonde ayant Alain Raymond et Sylvain Chaput comme adjoints. Au début d’octobre, le vaillant guerrier Bruno Lemire est nommé capitaine.

Plusieurs recrues ont fait leur marque dès leur 1ère saison chez les Olympiques. Le tchèque Ales Hemsky complète une première saison avec 100 points dont 36 buts et 64 aides, meilleur pointeur à titre de recrue. Jean-Michel Daoust accumule 23 buts et 27 passes pour un total de 50 points en 68 matchs. Le défenseur Doug O’Brien démontre beaucoup de potentiel.

Lors de la période d’échanges du temps des fêtes (8 janvier), le gouverneur et directeur des opérations hockey, Charles Henry, réussit un tour de magie : il échange Alexandre Giroux aux Huskies de Rouyn-Noranda en retour du centre Maxime Talbot et du défenseur Dominic D’Amour ainsi qu’un choix de première ronde. Cet échange viendra hanter les Huskies pour plusieurs saisons par la suite!

Au cours de la saison, Philippe Lacasse a obtenu 7 points lors d’un match. Jean-Michel Daoust fait bouger les cordages à 4 reprises dans un match. Roberto Bissonnette a purgé 381 minutes de punition (5ième de la ligue).

Le 21 janvier, les Olympiques faisaient match nul face aux 67’s d’Ottawa au Centre Corel et perdaient 4-3 en prolongation la semaine suivante à Robert-Guertin : ceci dans le cadre du calendrier inter-ligue. Les Olympiques terminent au 5ième rang de la conférence Robert-Lebel (7ième au classement général) avec 78 points. En quart de finale des séries éliminatoires, Hull s’incline 1-4 face à Rouyn-Noranda.

 

Saison 2001-02

L’entraîneur chef Guy Lalonde et son adjoint Alain Raymond dirigeront les Olympiques de Hull pour une deuxième saison. La formation hulloise est fort jeune avec les recrues qui la composent. Les Olympiques ont repêché des joueurs avec du talent à développer tels que les avants Philippe Dupuis et Guillaume Labrecque, le défenseur Sam Roberts et le tchèque Martin Wagner, ainsi que le gardien de but local David Tremblay. Le franco-ontarien Francis Wathier et le petit gars de Shawinigan Nick Fugère se dénichent un poste chez les Olympiques.

Ce sera une saison d’apprentissage dans la LHJMQ pour bon nombre de joueurs. Les vétérans tracent le chemin aux nouveaux. Ales Hemsky et Philippe Lacasse sont nommés joueurs offensifs de la semaine à deux reprises dans LHJMQ alors qu’Éric Lafrance fut nommé trois fois à titre de joueur défensif. Philippe Lacasse connaît un match avec 7 points, un autre avec 5 buts et aussi un avec 5 mentions d’aide. Maxime Talbot et Ales Hemsky participent au match des étoiles de la LHJMQ face à l’OHL.

L’équipe connaît des ratés en début de saison, et durant la période des fêtes, Guy Lalonde et Alain Raymond sont congédiés. Un nouvel entraîneur chef originaire de l’Outaouais est embauché : Benoit Groulx. Il est secondé par John Chabot et Michel Vallière. La situation s’améliore.

Dans le cadre du calendrier inter-ligue, les Olympiques remportent le match 3-1 face aux 67’s d’Ottawa devant plus de 10,000 spectateurs au Centre Corel et s’inclinent 2-5 au Centre Civic d’Ottawa.

Les Olympiques de classent au 3ième rang de la Conférence Robert-Lebel avec 75 points. Philippe Lacasse termine en tête des compteurs de l’équipe avec 55 buts et 58 passes (total de 113 points) suivi d’Ales Hemsky avec 27 buts et 70 passes pour un total de 97 points.

Les Olympiques remportent les quarts de finale 4-3 face au Rocket de Montréal. En demi-finale de conférence, ils s’inclinent 1-4 contre Victoriaville.

À l’an prochain … avec une jeunesse qui a appris à travailler ensemble pour réussir et former une équipe fort prometteuse.

 

Saison 2002-03

L’entraîneur des olympiques de Hull, Benoît Groulx est secondé par John Chabot et Pierre Coté à l’arrière du banc. Michel Vallière est l’entraîneur des gardiens de but. Plusieurs recrues se sont méritées un poste chez les Olympiques : le gardien David Tremblay, les attaquants Olivier Labelle et Renaud DesAlliers, et le défenseur Sam Roberts en ce début de saison. Entre-temps, plusieurs vétérans participent à des camps professionnels de la LNH : Dominic D’Amour (Toronto), Ales Hemsky (Edmonton), Jesse Lane (Caroline), Dale Sullivan et Martin Vagner (Dallas), et Maxime Talbot (Pittsburg). Le retour de Hemsky se fait attendre. Ales ne revient pas avec les Olympiques; il poursuit sa carrière avec les Oilers d’Edmonton.

Quelques propriétaires quittent les Olympiques alors que d’autres demeurent. Les co-propriétaires sont maintenant Gilles Sauvé, Bernard Brisbois, J.R. Brisson, André Chaput et Manon Sauvé.

Lors du congé des fêtes, les Olympiques ont été actifs dans les échanges : Mathieu Brunelle, Tyler Reid, Jeff Smith, Jonathan Bellemare et Chris Pottie arrivent à Hull…oups…nous devons maintenant dire à Gatineau, suite à la fusion des municipalités de Hull, Gatineau, Aylmer, Buckingham et Masson-Angers. Les affrontements inter-ligues ont lieu : les Olympiques et les 67’s ont chacun remporté une victoire.

Les Olympiques terminent 7ième au classement général avec 84 points. Maxime Talbot est le meilleur compteur de l’équipe avec 46 buts et 58 passes pour un total de 104 points. Le #25 a également connu un match de 5 buts et un autre de 7 points.

Les séries éliminatoires s’amorcent et les Olympiques éliminent les Huskies en 4 matchs consécutifs. C’est au tour des Castors de Sherbrooke d’être éliminés 1-4; puis en finale de la conférence Robert-Lebel, les Olympiques ne font qu’une bouchée 4-0 des Foreurs. La 5ième plus jeune équipe du circuit Courteau, devient la 1ière équipe à remporter la 7ième partie de la grande finale sur la route à Halifax.

Les Olympiques sont champions de la LHJMQ pour une 5ième fois en 30 ans d’histoire. Maxime Talbot se mérite le Trophée Guy-Lafleur à titre de joueur par excellence des séries 2003.

Lors de la Coupe Memorial qui a lieu à Québec, les Olympiques subissent la défaite 3-6 face aux Rangers de Kitchener (la seule équipe invaincue lors du tournoi). Le défenseur Doug O’Brien est nommé sur l’équipe d’étoiles du tournoi.


Les Olympiques de Gatineau


Saison 2003-04

Que nous réserve les Olympiques de GATINEAU dans leur nouvel uniforme et nouveau logo? Effectivement les couleurs des Olympiques sont maintenant le orange, jaune, mauve ainsi que noir et blanc. Leur logo est maintenant une flamme avec les mêmes couleurs.

Le camp d’entraînement s’amorce dans la tristesse : le #3 Jeff Smith décède tragiquement peu de temps avant le début du camp.

Plusieurs recrues se sont taillées un poste chez les Olympiques : le gardien Gabriel Bouthillette, les défenseurs Martin Fréchette, Nicolas Ranger et Maxime Rousseau, et les avants Keven Petit, Petr Pohl et Scott Brophy. La défensive est jeune et inexpérimentée mais le cœur est là pour apprendre.

La saison s’amorce dans la victoire. L’équipe progresse autant à la défensive qu’à l’offensive. Benoit Groulx est un maître dans l’enseignement des techniques de hockey. Notre « coach » est nommé entraîneur-chef de l’année et reçoit le Trophée Ron-Lapointe.

Les Olympiques connaissent une année de rêve et de succès! Le travail et la discipline rapportent beaucoup de dividendes. Les Gatinois terminent au 1er rang du classement général et remportent un 6ième championnat et le Trophée Jean-Rougeau; C’est un record de la LHJMQ. De fait, les Olympiques participent aux éliminatoires pour une 20ième saison consécutive, un autre record de la LHJMQ. Ayant eu un laissez-passer en huitième de finale, les Olympiques défont 4-0 Rouyn-Noranda, puis en semi-finale remportent la série 4-2 face à Chicoutimi, puis se mesurent à Moncton en finale et remportent 4-1 la Coupe du Président « UN BACK TO BACK ». Pour une 2ième année consécutive, Maxime Talbot reçoit le Trophée Guy-Lafleur remis au joueur le plus utile des séries éliminatoires. 

Les Olympiques accèdent au tournoi de la Coupe Mémorial pour une 2ième année consécutive, qui aura lieu à Kelowna en Colombie-Britannique. Les Gatinois sont à nouveau finalistes! Malheureusement, Kelowna gagne la Coupe Memorial dans un match serré qui se termine 2-1. Doug O’Brien et Jean Michel Daoust font partis de l’équipe d’étoiles du tournoi. Doug remporte le Trophée Ed-Chynoweth à titre de meilleur compteur (3 buts + 5 aides = 8points) du tournoi.

Saison 2004-05

Benoit Groulx est de retour à l’arrière du banc avec ses adjoints. Plus de 70 joueurs incluant 11 joueurs de l’an dernier se présentent au camp de sélection. Voici les noms de quelques recrues qui se sont taillées un poste : le gardien Olivier Laliberté, les défenseurs Pierre-Luc Lessard, Jonathan Carrier et Brian Wilson, et les avants David Krejci, Cam Fergus, Brett Morrison, Ryan Graham et Geoff Walker.

Les Olympiques amorcent la saison à domicile avec une victoire de 6-4 face au Titan d’Acadie Bathurst. Le 9 novembre, le préposé à l’équipement Dominic Boudriau quitte les Olympiques après 14 ans pour un poste similaire avec les Trashers de Danbury de la United Hockey League. Le 24 novembre, Benoit Groulx est à l’arrière du banc pour un 200ième match en saison régulière (123 victoires, 61 défaites et un total de 265 points.) À la mi-décembre, David Krejci rejoint l’équipe de la République tchèque pour le tournoi mondial junior. Puis c’est le départ de Mario Richer pour le tournoi de la  oupe Spengler en Suisse à titre d’entraîneur adjoint. Jonathan Carrier se joint à l’équipe du Québec lors du tournoi mondial des moins de 17 ans à Lethbridge (Alberta). Après 37 matchs, les Olympiques occupent le 1er rang de la Division Ouest (6ième place au classement). Guillaume Labrecque est proclamé joueur offensif de la semaine dans la LHJMQ et CHL.

En séries éliminatoires, les Olympiques remportent les huitièmes de finale 4-1 face à Cape Breton, puis s’inclinent 1-4 contre Halifax en quart de finale. Les joueurs offensif et défensif de l’année des Olympiques sont Guillaume Labrecque et Sam Roberts respectivement alors que Nicolas Ranger est le joueur étudiant par excellence. Le gouverneur Charles Henry, avec les Olympiques depuis 1985, est reçu de l’Ordre de Gatineau qui est la plus haute distinction décernée par la Ville de Gatineau pour une première fois.

 

Saison 2005-06

Lors de la séance de sélection de la LHJMQ en juin à Chicoutimi, les Olympiques ont réclamé en 1ère ronde l’allier Colin Escott (3ième) et le défenseur Brad Tesink (15ième), et dans les rondes subséquentes, l’allier Michael Stinziani et les défenseurs Benoit Gervais et Bryan Main; ces recrues se sont taillé un poste en août. C’est la rentrée de Claude Giroux dans la LHJMQ quand le gouverneur Charles Henry en a fait l’annonce lors des assises.

Dans l’histoire de la franchise, un 1er but en fusillade est compté par Guillaume Labrecque face au Titan d’Acadie-Bathurst le 6 octobre. Bryan Wilson, avec l’aide de Nick Fugère et David Krejci marque à 2 minutes 42 de la 1ière période le 10 000ième but de l’histoire des Olympiques le 17 octobre à Chicoutimi.

Un évènement tragique se produit le vendredi 16 décembre; un partisan inconditionnel des Olympiques, Jean Pierre Cyr, est terrassé par une crise cardiaque dans l’entrée de la « zamboni ». JP pour les proches, pouvait vous tracer l’histoire du hockey à Guertin avec aisance tout en vous rapportant de nombreuses anecdotes. Jean-Pierre nous quitte le 24 décembre; les Olympiques perdent un fier collaborateur qui avait le logo des Olympiques tatoué sur le cœur.

Lors de la période des échanges durant la période des Fêtes (mi-décembre au début janvier), les Olympiques ont échangé Guillaume Labrecque aux Cataractes de Shawinigan en retour de Matthew Pistilli. Le défenseur Maxime Mallette (Drummondville), le joueur de 20 ans Mathieu Curadeau (Acadie-Bathurst) et l’ailier Alexandre Boivin (P.E.I.) s’amènent à Gatineau.

Michael Stinziani, de l’équipe Québec, revient avec la médaille d’or au cou lors du tournoi mondial des moins de 17 ans. La recrue Claude Giroux est le meilleur compteur chez les Olympiques avec 39 buts et 64 aides pour un total de 103 points. Giroux connaît un match de 6 points. David Krejci et Claude Giroux obtiennent 5 mentions d’aide lors d’un match.

Les Olympiques terminent au 3ième rang de la Division Ouest (6ième au classement général). Du nouveau dans la LHJMQ, la reprise vidéo est instaurée pour les séries éliminatoires. Un arbitre sera responsable de revoir le jeu lors d’un but. En huitième de finale, les Olympiques remportent la série face à Drummondville 4-3, puis affrontent Chicoutimi qu’ils éliminent en 5 matchs. Puis en semi-finale, les Olympiques baissent pavillon contre Moncton 1-4. C’est fini!

 

Saison 2006-07

Le repêchage à lieu à Charlottetown. Deux hockeyeurs se joignent aux Olympiques : le centre Paul Byron et le défenseur Daniel Sauvé. En première ronde, les Olympiques sélectionnent l’allier Travis Stacey (13ième) puis en 2ième ronde, l’allier Alexandre Touchette (27ième) et le défenseur Steven Delisle (30ième). Stacey et Delisle débutent la saison avec l’équipe alors que Touchette rejoint les Olympiques en janvier.

La saison à domicile débute le 22 septembre par une victoire 6-4 face à Cape Breton. Le trois millionième spectateur est accueilli le 30 septembre; c’est monsieur Francis Pelletier. Pour une 13ième fois de l’histoire des Olympiques, plus de 100,000 spectateurs franchissent les tourniquets du centre Robert-Guertin lors de la saison régulière.

Les Olympiques terminent au 3ième rang de la Division Telus avec 82 points (6ième au classement général). Le vétéran de 20 ans, Martin Fréchette égale la marque de 23 buts pour un défenseur, détenue par Peter Ratchuck depuis la saison 1997-98. Brett Morrison enregistre 5 buts lors d’un match et s’associe à 9 autres joueurs des Olympiques qui détiennent ce record d’équipe.

Le 8 février, Claude Giroux atteint le cap de 100 points ; il termine la saison au 4ième rang des compteurs avec 48 buts et 64 passes pour un total de 112 points. Claude est le meilleur compteur des Olympiques. Viatcheslav « Slav » Trukhno a obtenu 5 mentions d’aide lors d’un match. Claude et Slav sont nommés joueur de la semaine de la LHJMQ.

Lors des huitièmes de finale des séries éliminatoires, les Olympiques rencontrent les Huskies de Rouyn-Noranda et s’inclinent 1-4. La dernière fois que les Olympiques ont été éliminés dès la première ronde, c’était en 2000-2001 contre ces mêmes Huskies.

 

Saison 2007-2008 (35ième anniversaire)

Les Olympiques choisissent Maxime Clermont, un gardien de 15 ans en première ronde (13ième au total), puis les défenseurs Hubert Labrie (29ième choix), Hugo Laporte (67ième) et Dakota Johnson (132ième), et les ailiers Pierre-Olivier Payment (74ième) et Nicolas Boyer (92ième). Ces jeunes recrues se taillent un poste en début de saison chez les Olympiques.

Depuis Juin les Olympiques ont un nouveau directeur du recrutement à temps plein en la personne de Renaud Lemay qui a été statisticien et recruteur depuis de nombreuses années avec l’équipe gatinoise. Renaud est un retraité (de la GRC) depuis l’automne et peut maintenant consacrer plus de temps à ses nouvelles fonctions.

Afin de marquer le 35ième anniversaire, les Olympiques présentent un nouveau chandail de couleur orange qui sera porté lors d’occasions spéciales au long de la saison. Le nouveau capitaine, Jean-Philip Chabot, est présenté lors de cet évènement. L’entraîneur chef benoit Groulx se joint à Équipe Canda Junior à titre d’adjoint dans le cadre du 35ième anniversaire de la Super Série Canada-Russie. Claude Giroux fait parti d’Équipe Canada.

La saison s’amorce mal, les Olympiques subissent une défaite 3-6 face à Rimouski; Paul Byron (Buffalo) et Claude Giroux (Philadelphie) sont aux camps de la LNH. L’adjoint Rick Hayward ne revient pas à l’arrière du banc; quelques semaines plus tard, Marc-André Dumont quitte également pour de nouveaux défis. À la mi-octobre Mario Richer, un ex-entraîneur adjoint chez les Olympiques, revient seconder l’entraîneur chef.

Les Olympiques s’impliquent dans la levée de fonds pour la lutte contre le cancer du sein. Lors de la rencontre du 27 octobre face au Drakkar de Baie-Comeau, tous les joueurs des Olympiques jouent le match avec un bâton rose. Après le match, les joueurs ont autographié leur bâton respectif, puis un tirage au sort a lieu. Cet évènement a permis de recueillir plus de dix mille dollars qui ont été remis à la Fondation du cancer du sein au Québec. La mise au jeu officiel à été fait par Walter Gretzky (père de Wayne Gretzky) ainsi que la mère de Maxime Talbot.

Le 26 novembre, un propriétaire quitte et il reste maintenant que quatre co-propriétaires, Alain Sear, Gilles Sauvé, André Chaput et Manon Sauvé.

Noël et le Premier de l’An signifie la période des échanges dans la LHJMQ. Plusieurs équipes sont intéressées à Claude Giroux mais l’organisation des Olympiques décide de ne pas mettre Giroux sur le marché des échanges. Les Olympiques effectuent quelques échanges : Sébastien Bernier, Pierre-Olivier Payment, Vincent Lavigueur et Lucas Lang quittent Gatineau alors que les défenseurs Patrik Prokop et Joey Ryan, et les ailiers Francis Desrosiers et Alexandre Quesnel viennent poursuivre leur carrière junior à Gatineau. Deux joueurs retranchés lors du camp de sélection en août, Nicolas Vallières-Mayer qui grandit à quelques pas du Centre Robert-Guertin et le Japonais Takuma Kawai, se joignent aux Olympiques à temps plein.

Claude Giroux connaît une troisième saison de plus 100 points. Ce fut une année de haute performance pour ce franco-ontarien : la super série Canada-Russie, puis le camp des Flyers à Philiadelphie, la médaille d’or avec Équipe Junior Canada lors du championnat mondial, 2 matchs dans la LNH avec les Flyers et finalement le titre personnalité de l’année catégorie sport « Le Droit- Radio-Canada ». Wow quelle belle saison !

Le gardien de but Ryan Mior a abaissé trois records : Ryan devient le gardien ayant disputé le plus de matchs en saison régulière dans la LHJMQ soit 239 parties, ayant inscrit 14 blanchissages en carrière dans LHJMQ et ayant obtenu le plus de blanchissages en une saison chez les Olympiques soit 6.

Les séries éliminatoires débutent le 21 mars face aux Cataractes de Shawinigan. Nos Olympiques sont devenus tous blonds! La série s’amorce à Robert-Guertin. Les Cataractes sont des adversaires coriaces pour les Olympiques. Après deux victoires à domicile, les Olympiques perdent le 3ième match à Shawinigan à une équipe mieux préparés pour le match. Les Olympiques reviennent à la charge le lendemain soir pour arracher la victoire aux Cataractes. Les Olympiques mettent fin à la série en remportant le 5ième match à Gatineau devant leur partisans.

La série quart de finale s’amorce à Gatineau alors que les Olympiques sont les hôtes des Remparts de Québec. L’équipe locale remporte le deux premiers matchs (3-1 et 5-2) devant des salles combles à la maison. La série se déplace au Colisée Pepsi de Québec pour les matchs 3 et 4. Une centaine de partisans des Olympiques de rendent au Colisée par autobus nolisé et en automobile encourager leurs favoris. Contre toute attente dans le château fort des Remparts, les Olympiques signent une victoire 6-2 et amènent les protégés de Patrick Roy au bord du gouffre. Le 4ième match à Québec en sera un d’un festival de buts alors les Remparts remportent le match 8-4 et forcent la tenue d’un cinquième match à Gatineau. Les Olympiques veulent en finir en ce vendredi soir et défont les Remparts au pointage de 5-2.

La série demi-finale opposera nos Olympiques aux Mooseheads de Halifax. Le format des séries sera deux matchs à Halifax, 3 matchs à Gatineau puis deux matchs à Halifax. Contre toute attente, les Olympiques soutirent deux victoires en prolongation aux Mooseheads (2-1 et 4-3). Les joueurs gatinois ont vraiment élevé leur jeu d’au moins un cran! Que dire des Giroux, Mior, Chabot, Byron, et tous les autres qui mettent tous l’épaule à la roue pour avancer ensemble vers la finale de la Coupe du Président. Les Olympiques s’amènent à Robert-Guertin pour y disputer trois matchs. L’Équipe locale remporte le match du mercredi soir 6-1 et est maintenant à une victoire de la finale : c’est le match le plus difficile à remporter. Le lendemain soir, les Mooseheads baissent pavillon face aux Olympiques qui ne voulaient que gagner ce match à la maison.

Place à la finale! Les Huskies de Rouyn-Noranda ont signé 12 victoires en ligne lors des trois séries précédentes et affrontent les Olympiques ayant un dossier de 12 victoires en 14 matchs. La série commence à Rouyn-Noranda. Quelques deux cent partisans des Olympiques se rendent en autobus nolisé et par voiture assister aux deux premiers matchs de la finale. Vendredi soir, seulement 2 minutes 05 après la mise au jeu, Jean-Philip Chabot inscrit le premier but des Olympiques. C’est un départ tout feu toute flamme pour les Gatinois qui remportent le premier match 6-2. Tous les partisans présents au rendez-vous du samedi soir espèrent une victoire de leurs favoris mais savent très bien que les Huskies ne veuillent pas se rendre à Robert-Guertin avec deux défaites. Les Olympiques manquent de discipline et héritent de punitions qui de traduisent à des buts pour Rouyn-Noranda qui gagnent le match 6-2.

La série se poursuit à Gatineau. Les premières dix minutes du match ont offert du jeu très serré alors que les deux équipes se surveillaient étroitement. Puis les Olympiques ont ouvert le jeu grâce à leur rapidité d’exécution. C’est le but! C’est la marée blanche qui envahit l’amphithéâtre! Que des gilets blancs et des serviettes blanches agitées! En moins de six minutes, les Olympiques se sont offerts une avance 5-1 vers une victoire de 10-4 devant une salle comble survoltée. Que nous réserve le 4ième match? La marée blanche est de nouveau au rendez-vous au Centre Robert-Guertin. Le match se met en branle; c’est du jeu serré. Le premier but inscrit par le capitaine Jean-Philip Chabot soulève la foule. Il n’y a que du blanc dans les gradins. Les Olympiques signent une victoire 4-1 et mènent la série 3-1, à une victoire de la Coupe du Président et d’une participation au tournoi de la Coupe Memorial. Vendredi soir le 9 mai, le match s’amorce à l’aréna Dave-Keon. Encore une fois plus de 200 partisans des Olympiques sont sur place. Ils encouragent bruyamment leurs Olympiques. Après 5 minutes 48 de jeu, le numéro onze, Jean-Philip Chabot compte un but en avantage numérique. Après vingt minutes, les Olympiques mènent par le pointage 4-1. Le deuxième tiers est plus serré. Les Olympiques reviennent plus forts en troisième période et remportent la Coupe du Président 7- 3 aux dépens des Huskies de Rouyn-Noranda.

Le capitaine Jean-Philip Chabot reçoit la coupe du commissaire Gilles Courteau et la soulève au bout de ses bras à la grande joie de tous les joueurs et partisans. Benoit Groulx remporte sa troisième Coupe du Président depuis 2003 : c’est un record dans la LHJMQ. Claude Giroux est champion compteur en séries avec 17 buts et 34 aides pour un total de 51 points. Claude remporte le Trophée Guy-Lafleur remis au joueur le plus utile lors des séries éliminatoires. Ryan Mior établit un nouveau record dans la LHJMQ pour un gardien de but ayant disputé le plus de matchs (saison régulière et séries) en carrière : 270 matchs en 5 saisons.

Après avoir festoyé après le match, l’équipe revient en avion puis est conduite de l’aéroport de Gatineau au Centre Robert-Guertin alors qu’environ 600 partisans les accueillent en héros vers 3h00 du matin.

La période de repos est de courte durée car le tournoi à la ronde de la Coupe Memorial débute le vendredi 16 mai à Kitchener. Dans le match inaugural du tournoi, les Olympiques affrontent les Rangers de Kitchener qui sont le club hôte. Le match se termine en période de prolongation et les Olympiques s’inclinent 5-6. C’est la première fois, cette année, que les Olympiques subissent la défaite lors du premier match de série. Le deuxième match a lieu le lundi face aux Bulls de Belleville. Les Olympiques travaillent fort et tiennent le coup. Malheureusement c’est une deuxième défaite de suite au compte de 2-4, le quatrième but ayant été inscrit dans un filet désert. Lors du troisième match du tournoi, plusieurs joueurs dissimulent des blessures. Face aux Chiefs de Spokane les Olympiques vendent chèrement leur peau même s’ils sont épuisés. Spokane remporte le match 3-1 en inscrivant le dernier but dans un filet désert. Spokane est la seule équipe à ne pas avoir connu la défaite dans le tournoi à la ronde. La longue saison de hockey est maintenant terminée pour les Olympiques.

Une Coupe du Président pour leur 35ième anniversaire.

Chez les Olympiques LA TRADITION CONTINUE !



Saison 2008-09

Lors du repêchage de la LHJMQ, évènement qui a eu lieu le 7 juin 2008 au Centre 200 de Sydney en Nouvelle-Écosse, les Gatinois ont fait de Yoan Pinette (16e au total) leur tout premier choix à l’encan amateur.

Tout d’abord, quelques mois après avoir soulevé la coupe du Président, l’entraîneur-chef Benoit Groulx, à quelques semaines du début du camp d’entraînement, a plié bagage vers Rochester, lui qui a accepté un poste d’entraîneur-chef avec les Americans(LAH), club-école des Panthers de la Floride.

Il n’y a pas que les jeunes qui ont eu l’opportunité de se joindre à l’organisation des Olympiques au cours de la période estivale. Pour combler le départ de Benoit Groulx vers la Ligue américaine, l’équipe a embauché Mario Richer à titre entraîneur-chef.

Le règne de Richer en Outaouais n’aura toutefois pas duré longtemps. Après vingt matchs à la barre de l’équipe, où il a notamment encaissé une série de dix revers consécutifs, il a préféré remettre sa démission et laisser sa place à Jérôme Dupont.

Dupont, un homme de 46 ans à l’époque, pilotait une formation ontarienne junior A lorsqu’il a reçu l’appel tant attendu. Lorsqu’il avait entendu que Groulx quittait la formation outaouaise, Jérôme Dupont n’a pas mis de temps à manifester son désir de diriger les Olympiques. Son souhait a finalement été exaucé suite aux déboires de Mario Richer à la barre de l’équipe.

Au niveau de la patinoire, les Gatinois ont connu une saison en deux temps. Lors de leurs 20 premières joutes – Richer était alors l’entraîneur-chef, ils ont maintenu une fiche de 5-13-2. De plus, entre la 11e et la 23e rencontre, les Olympiques ont connu une séquence de 13 revers consécutifs ! Ils ont stoppé leur débandade le 15 novembre, suite à un gain de trois à deux acquis face au Junior de Montréal.

Dupont est d’ailleurs venu en relève à Mario Richer pendant que les Olympiques tentaient tant bien que mal de mettre un terme à cette léthargie, le changement étant effectué après une dixième défaite consécutive. Comble de malheur, le nouveau pilote gatinois a perdu ses trois premières joutes derrière le banc de l’équipe, avant de les guider vers une série de quatre victoires en autant de joutes. 

Malgré tous ces hauts et bas, ils ont finalement conclu le calendrier régulier avec un total de 81 points (38-25-5) en 68 matchs. Ce rendement leur ont permis de terminer la saison en tête de la division Telus Ouest, devant le Junior de Montréal, les Huskies de Rouyn-Noranda et les Foreurs de Val-d’Or.

Lors des séries éliminatoires, les Olympiques ont eu raison du Titan d’Acadie-Bathurst en cinq joutes, avant de s’incliner face aux Cataractes de Shawinigan en cinq parties également.

Cette saison aura permis à Paul Byron de terminer au premier rang des pointeurs de l’équipe -99 points en 64 joutes-. Alexandre Quesnel, avec 82 points en 63 matchs, et Jean-Philipp Chabot, 76 points en 67 rencontres, ont aussi connu une bonne campagne offensivement.

Devant le filet, Maxime Clermont a poursuivi sa belle progression en prenant part à 49 parties, maintenant une moyenne de buts alloués de 3.15 et un pourcentage d’arrêts de 0.886. Pour sa part, Marc-Antoine Gélinas a disputé les 29 autres joutes du calendrier.

Lors de la remise des récompenses individuellesà la fin de la saison, Jean-Philipp Chabot a mis la main sur le Trophée Guy Carbonneau, décerné au meilleur attaquant défensif. Paul Byron, quant à lui, a été sélectionné sur la deuxième équipe d’étoiles des recrues.

Saison 2009-10

À l’aube de la campagne 2009-2010, le repêchage de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, qui s’est déroulé le 6 juin 2009, au Colisée de Moncton, là où Benjamin Laliberté -12e au total- a été le premier joueur à enfiler l’uniforme gatinois. S’en sont suivis Gabriel Carignan, Alex Gagnon, Cédric Dubois, Kevin Boissonneau, Sébastien Bergeron, Jean-Gabriel Pageau, Philippe Halley, Jacob Conrad, Bill Arnold et Mathieu Talbot. 

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les dirigeants des Olympiques ont été en mesure d’obtenir du renfort immédiat lors de ce repêchage. Pas moins de sept de leurs 11 sélections ont disputé au moins une partie avec l’équipe au cours de la saison, soit Laliberté, Carignan, Bergeron, Pageau, Halley, Conrad et Talbot. Jean-Gabriel Pageau aura été le plus productif d’entre eux, lui qui a amassé 31 points en 65 joutes.

Pour sa part, Jérôme Dupont a été remercié alors qu’il ne restait que sept matchs à écouler au calendrier régulier.  Avant d’être remercié l’entraîneur-chef Dupont avait subi la défaite à neuf de ses dix dernières sorties.   Pour le bien de l’équipe, un changement de garde était nécessaire.  Pour ce faire, l’organisation gatinoise a rapatrié John Chabot qui avait une feuille de route impressionnante dans la LNH ayant évolué pour le Canadien de Montréal, les Penguins de Pittsburgh et les Red Wings de Détroit  en plus d’avoir été entraîneur adjoint avec les Islanders de New York. Chabot a également porté les couleurs hulloises entre 1979 et 1981. Sous la tutelle de Chabot, les Olympiques ont remporté quatre de leurs sept dernières joutes.

Les Olympiques de Gatineau ont finalement conclu la 37e saison de leur histoire avec une fiche de 30 gains, 33 revers en temps réglementaire et cinq en période de surtemps  pour 65 points. Ils ont terminé leur calendrier régulier au troisième rang de la division Telus-Ouest, tout juste derrière les Huskies de Rouyn-Noranda et le Junior de Montréal.

Grâce à sa récolte de 62 points -27 buts et 35 passes- en 50 parties, Tye McGinn a terminé en tête des pointeurs de l’équipe. Il était suivi de près par Alexandre Quesnel – 43 points en 38 parties- ainsi que par le défenseur Hugo Laporte – 40 points en 67 matchs-.

Devant le fort gatinois, Maxime Clermont a poursuivi son bon boulot, lui qui a pris part à 59 des 68 parties des siens. Il a maintenu une moyenne de buts alloués de 2.81 et un pourcentage d’efficacité de 0.897.

Lors de la grande valse du printemps, en huitièmes de finales, les Gatinois ont causé une surprise de taille en ayant raison du Junior de Montréal en sept rencontres. Lorsque les Olympiques ont orchestré cette superbe remontée, le Junior n’était qu’à une petite victoire d’accéder au tour suivant (1-3). Lors du septième et ultime match, présenté à l’Auditorium de Verdun, Hubert Labrie a joué les héros lors de la période de prolongation…grâce à un bond capricieux de la rondelle. Un but chanceux !

La troupe de John Chabot a cependant baissé pavillon lors de la ronde éliminatoire suivante. Elle a été balayée en quatre rencontres aux mains des puissants Sea Dogs de Saint John.


Saison 2010-11

Après deux campagnes ponctuées de hauts et de bas, l’édition 2010-2011 des Olympiques de Gatineau a enfin retrouvé ses lettres de noblesse et en a fait voir de toutes les couleurs à ses partisans.

Le tout a débuté avec le retour de Benoît Groulx, à la barre de l’équipe. Quelques semaines avant la séance de sélection de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, l’organisation gatinoise a confirmé le retour de Benoît Groulx par le biais d’une conférence de presse. Après un séjour à la barre du club-école des Panthers de la Floride, les Americans de Rochester, le principal intéressé a décidé de rentrer au bercail afin de se rapprocher des membres de sa famille et d’effectuer un retour tant attendu derrière le banc de ses favoris.

Quelques dizaines de jours plus tard, l’attaquant Taylor Burke a été le tout premier choix des Olympiques, lors du repêchage de la Ligue de hockey junior majeur du Québec présenté au centre Marcel-Dionne de Drummondville. Outre Burke, l’ancien porte-couleurs de l’Intrépide de Gatineau Midget AAA, Raphaël Lafontaine, Richard Castonguay, Chris Clarke, Alexandre Grandmaître, Alexandre Poulin, Patrick Spano, Joslin Gallant et Alex Murray sont également devenus la propriété du club au cours de cette journée fertile en émotions.

Près de trois semaines plus tard, lors de l’encan amateur de la Ligue nationale de hockey présenté au Staple center de Los Angeles, Maxime Clermont, Adam Janosik et Tye McGinn ont été respectivement repêchés par les Devils du New Jersey, le Lightning de Tampa Bay et les Flyers de Philadelphie.

Même si les Olympiques pouvaient compter sur le retour de plusieurs vétérans aguerris, ils ont connu un début de saison assez difficile. En raison d’une blessure subie au camp d’entraînement des Devils, Maxime Clermont a été forcé de rater les premières parties de son équipe. Pendant ce temps, Gabriel Carignan, Marc-André Charron, Charlie Millen et Jean-Sébastien Boucher ont tous eu l’occasion de prendre la relève devant le fort gatinois

En raison de sa flagrante faiblesse devant le filet, l’équipe de Benoit Groulx a subi six défaites à leurs dix premières joutes (4-4-2), forçant même leur directeur général à acquérir les services du portier de 19 ans, François Lacerte.

Avec deux gardiens de but au sommet de leur art, les Olympiques ont finalement commencé à accumuler les victoires à rythme d’enfer. Si bien que rendu à la pause des Fêtes, les dirigeants de l’équipe ont commencé à réaliser qu’ils avaient peut-être tout ce qu’il fallait pour espérer remporter un championnat quelques mois plus tard.

Dans le but d’optimiser les chances de son équipe de tout rafler en séries éliminatoires, Groulx a mis la main sur nul autre que le meilleur pointeur de la LHJMQ, Philip-Michael Devos, lors de la date limite des transactions. Même si l’équipe a chèrement acquis son nouvel attaquant, elle pouvait néanmoins compter sur une formation équilibrée à tous les niveaux. Avec des joueurs comme Devos, Jean-Gabriel Pageau, Christian Ouellet, Tye McGinn, Philippe Halley, Nicolas Deslauriers, Maxime Clermont et plusieurs autres, les Olympiques avaient tous les ingrédients pour faire un bon bout de chemin lors du tournoi printanier.

Même si le capitaine des Olympiques, Hubert Labrie, n’a pris part qu’aux neuf dernières parties des siens en raison d’une blessure subie lors du camp d’entraînement, les Gatinois ont tout de même conclu la 38e saison de leur histoire avec une fiche de 43 gains, 17 revers en temps réglementaire et 8 en période de surtemps pour un total de 94 points. Ils ont terminé leur calendrier régulier au troisième rang de la division Telus-Ouest, tout juste derrière le Junior de Montréal et les Voltigeurs de Drummondville.

Lors de la grande valse printanière, les Gatinois ont miraculeusement atteint la finale de la coupe du Président, s’avouant finalement vaincus en six parties face aux puissants Sea Dogs de Saint-John.  Deux des victoires des Sea Dogs dont le sixième match ont été remporté en deuxième période de prolongation.   Une véritable guerre de tranchées ! Malgré tout, ce parcours de rêve restera gravé à tout jamais dans la mémoire des membres des Olympiques, eux qui tiraient de l’arrière 0-2 en quart-de-finale face aux Voltigeurs de Drummondville et 1-3 en demi-finale face aux Remparts de Québec. Grâce à son incroyable force de caractère, la formation outaouaise a toujours su remonter la pente et accumuler les succès sur une base régulière.

Suite à une récolte de 79 points -32 buts et 47 passes- en 67 parties, Jean-Gabriel Pageau a terminé en tête des pointeurs de l’équipe, tout juste devant Tye McGinn – 64 points en 42 parties- et Philippe Halley – 48 points en 67 matchs-.

Devant le fort gatinois, Maxime Clermont a pris part à 48 des 68 parties des siens. Il a maintenu une moyenne de buts alloués de 2.55 et un pourcentage d’arrêts de ,896. De son côté, François Lacerte s’est fait beaucoup d’admirateurs au centre Robert-Guertin, lui qui a su relever tous les défis auxquels il a fait face avec brio. Par exemple, lorsque le numéro 35 a connu un passage à vide après les Fêtes, le Trifluvien s’est assuré de sauter sur l’occasion qui s’est offerte à lui, ce qui lui a permis d’être le portier de confiance de Benoit Groulx jusqu’au tout début du deuxième tour éliminatoire face aux Voltigeurs. 


Saison 2011-12

Après avoir passé bien près de remporter la coupe du Président quelques mois plus tôt, les Olympiques de Gatineau ont connu une saison 2011-2012 beaucoup moins glorieuse. Perdant les services de plusieurs piliers au profit de la Ligue américaine de hockey (LAH) ou des rangs universitaires, la formation outaouaise a préféré faire peau neuve et laisser tout le champ libre aux jeunes joueurs de son organisation.

En effet, Tye McGinn, Nicolas Deslauriers, Philip-Michael Devos, Hubert Labrie et Maxime Clermont ont tous bifurqués vers la LAH ou la Ligue de la Côte-Est, tandis que Tommy Tremblay s’est joint aux Patriotes de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Dans le but de compléter la transaction impliquant P-M Devos, Philippe Halley a été cédé aux Tigres de Victoriaville au cours de la période estivale. 

Lors du repêchage de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, tenu le 4 juin 2011, au Colisée Desjardins de Victoriaville, le fougueux attaquant Alex Soumakis a été, vers la toute fin de la deuxième ronde, le tout premier choix des Gatinois. Outre le « marteau grecque», Émile Poirier, Jordan Kennedy, Zachary Whitlock, Anthony Cortese, Cédric Lacroix, Samuel Courtemanche, Étienne Auger, Mathieu Asselin-Bélanger, Robert Pelletier, Tyler Pike, Bruno Leblanc et Justin McDonald ont également été sélectionnés par les Olympiques.

Les Olympiques de Gatineau ont organisé, quelques jours avant le déclenchement des hostilités, une soirée « vins et fromages ». Lors de cette dernière, l’organisation de l’équipe en a profité pour dévoiler ses tous nouveaux uniformes et d’officialiser la nomination de Jean-Gabriel Pageau à titre de capitaine de l’équipe. Malgré la perte de plusieurs rouages de qualité, il faut dire que les Pageau, Christian Ouellet, Adam Janosik, Raphaël Lafontaine, François Lacerte, Mathieu Gagnon et Jacob Conrad, tous membres de l’édition 2010-2011, étaient de retour avec le club.

Les Olympiques ont connu un calendrier 2011-2012 en dents de scie. À vrai dire, ils se sont amusés à collectionner les hauts et les bas. S’il y a des parties où ils jouaient comme un club de tête, il y a de ces soirs où rien ne semblait fonctionner et où il était évident qu’on avait affaire à une équipe en pleine reconstruction.

Sans les miracles de François Lacerte, lui qui a su garder les siens dans la rencontre soir après soir, la troupe de Benoit Groulx aurait certainement vécu des jours beaucoup plus sombres. Après avoir prouvé à tout le monde, quelques mois plus tôt, qu’il pouvait occuper le poste de gardien de but numéro un dans un marché comme Gatineau, Lacerte a finalement convaincu son entraîneur-chef de lui laisser sa chance. Pari que Groulx n’a sûrement pas dû regretter, puisque son homme masqué a été, sans l’ombre d’un doute, son meilleur joueur tout au long de l’année. Le numéro 31 a pris part à 65 des 68 parties des siens, maintenant une fiche de 23-27-10, une moyenne de buts alloués de 3.57 et un pourcentage d’efficacité de ,891.

Malgré les prouesses du Trifluvien, la haute direction des Olympiques s’est vite aperçue qu’elle n’allait pas être en mesure de répéter ses exploits du printemps 2011 lors des prochaines séries éliminatoires. Question de s’assurer qu’il allait pouvoir diriger une autre formation de rêve d’ici quelques années, Benoit Groulx a procédé, lors de la période des Fêtes, à une véritable vente de feu. Quelques temps après avoir acquis Olivier D’Aoust et Garrett Clarke, Benoît Groulx a expédié Richard Castonguay aux Foreurs de Val-d’Or. Dans la dernière heure avant la fin de la période de transaction, il a cédé Christian Ouellet, Mathieu Gagnon et son capitaine Jean-Gabriel Pageau aux Saguenéens de Chicoutimi ! En retour, il a mis la main sur les jeunes Mickael Beauregard, Alexandre Michaud et plusieurs choix de qualité lors des prochaines séances de sélection, en plus de mettre le grappin sur Mathieu Boily des Remparts de Québec.

Comme vous l’aurez deviné, la deuxième moitié de saison n’a pas été de tout repos pour les jeunes gatinois, eux qui ont perdu beaucoup plus de rencontres qu’ils en ont gagnées. En bout de ligne, les Olympiques ont conclu la 39e saison de leur histoire avec une fiche de 26 gains, 32 revers en temps réglementaire et 10 en période de surtemps (62 points). Ils ont terminé leur calendrier régulier au quatrième rang de la division Telus-Ouest, tout juste derrière l’Armada de Blainville-Boisbriand, les Foreurs de Val-d’Or et les Voltigeurs de Drummondville.

Lors de la grande valse printanière, les Gatinois ont affronté la formation blainvilloise, une équipe qui avait pris un malin plaisir à les vaincre tout au long de la saison. À bout de souffle, voire extenués, les porte-couleurs des Olympiques n’ont finalement pas fait le poids face à leurs rivaux montréalais, baissant pavillon en quatre petites rencontres.

Suite à une récolte de 64 points -20 buts et 44 passes- en 50 parties, Tomas Hyka a terminé en tête des pointeurs de l’équipe, tout juste devant Rock Régimbald – 45 points en 61 parties- et Émile Poirier – 40 points en 67 matchs-.


Saison 2012-13 (40e anniversaire)

À l’aube de leur 40e saison, les Olympiques de Gatineau étaient une jeune équipe qui avait beaucoup de chemin à faire. Cependant, le noyau de jeune de pouvait être plus prometteur. Alexandre Carrier et Kameron Kielly  à 16 ans et Martin Reway à 17 ans ont rapidement démontré leur grand potentiel.

Sur papier, les Olympiques étaient une équipe de milieu de peloton, mais les blessures sont venues brouiller les cartes, notamment celle de Robert Steeves qui devait être le gardien numéro un. Il s’est blessé au genou pendant le camp d’entraînement. Benoît Groulx a donc aligné un duo de gardien recrue pour le début de saison. Simon Bergeron et Éric Brassard ont fait le boulot pendant quelques matchs et, ensuite, Michael Nishi, en provenance des 67’s d’Ottawa est arrivé en renfort.

En attendant le retour de Robert Steeves, les Olympiques ont récolté une fiche à l’image de la constance de leurs gardiens. Jusqu’au 14 décembre 2012, les Gatinois avaient une fiche 12-19-1. Ces résultats les plaçaient au bas du classement. Cette période a aussi été marquée par la perte du co-capitaine Yannick Dubé. Le joueur de 20 ans a subi une embolie pulmonaire qui a mis fin à sa saison et, du même coup, à sa carrière junior.

Les jours ont été un peu plus roses à Gatineau après le congé des fêtes. En janvier et en février, la troupe de Benoît Groulx a connu sa meilleure séquence. Elle a même battu trois puissances de la ligue coup sur coup. Rouyn-Noranda, Québec et Blainville-Boisbriand se sont tous inclinés devant des Olympiques en santé.

En fin de saison, un passage à vide de 8 parties allait se terminer d’une manière historique. Le 8 mars 2013, les Foreurs de Val-d’Or avaient pris une avance de 6-0 en première période. Un Émile Poirier inspiré a transporté les siens, avec 3 buts et 2 aides, vers une victoire de 8-7 en tirs de barrage.

Émile Poirier a été le meilleur pointeur chez les Olympiques. Il a récolté 32 buts et 38 aides pour un total de 70 points en 65 matchs. Adam Chapman et Tomas Hyka ont tous deux complété leur saison avec 54 points.

Les Olympiques ont terminé la saison régulière au 13e rang. L’Océanic de Rimouski placé au 4e rang était donc leur adversaire au premier tour des séries éliminatoires. Gatineau a causé la surprise des huitièmes de finale en disposant de Rimouski en 6 parties. C’était toutefois une autre paire de manches qui attendait les Olympiques au tour suivant alors qu’ils affrontaient la meilleure équipe au Cananda. Les puissants Mooseheads d’Halifax ont mis fin au parcours des vaillants Olympiques en 4 matchs.

La saison 2012-2013 en aura été une en dent de scie pour les Olympiques de Gatineau, mais l’avenir se dessine avec un gage de stabilité.


(Collaboration de Claude Charette, Simon Bédard et Olivier Breton)


Saison 2013-14

 

Avec les neuvièmes et dixièmes choix lors de la séance de repêchage de la LHJMQ en juin à Chicoutimi, les Olympiques ont sélectionné deux attaquants. Alexandre Alain (9e) et Alex Dostie (10e). 

À l’aube de leur 41e saison, tous attendaient le premier choix Alexandre Alain, mais c’est finalement Alex Dostie qui a fait sa place dans l’alignement de l’entraineur Benoît Groulx. À sa première saison dans la LHJMQ, Dostie a récolté 25 points en 48 joutes.

 Le vendredi 10 janvier 2014, Le cerbère Anthony Brodeur a éclipsé un record vieux de 16 ans. Brodeur est devenu le recordman des Olympiques de Gatineau pour le nombre minute sans avoir accordé de but établi par Frédéric Malette (1997)  de 170,15 minutes avec un total de 194,28 minutes. Il a du même coup pris le troisième rang à ce chapitre dans l’histoire de la Ligue de hockey junior majeure du Québec (LHJMQ). À titre indicatif, le gardien des pics a surpassé les marques de José Théodore, Corey Crawford ainsi que Jean-Sébastien Giguère.    

Lors de la période des échanges durant la période des Fêtes qui se déroule de la mi-décembre au début du mois de janvier, les Olympiques ont échangé le défenseur Nicolas Latulippe aux Titans d’Acadie Bathurst en retour les Olympiques ont mis la main sur Adam Stevens. Par la suite, Benoît Groulx a acquis les services de Deverick Ottereyes et Alexis Pépin.

 À retour des Fêtes, les Olympiques ont connu leur meilleur moment de la saison alignant quatre victoires en cinq parties. Au terme d’une saison forte en émotion, tous se souviendront de la domination des piques face à l’Armada de Blainville-Boisbriand, du record d’Anthony Brodeur et de l’appui des partisans gatinois.

 À leur 41e saison dans le circuit Courteau, les Olympiques ont terminé la saison au huitième rang.

 En première ronde, les Olympiques en ont surpris plus d’un en se défaisant des Screaming Eagles du Cap-Breton en quatre petites parties. Cependant, la tâche a été plus difficile en deuxième ronde. Pour une deuxième année consécutive en deuxième ronde, les Olympiques de Gatineau ont été éliminés en cinq parties par les Mooseheads de Halifax. Contrairement à l’année dernière, la troupe de Benoît Groulx a été en mesure de soutirer un match à l’équipe de la Nouvelle-Écosse.

 Suite à une récolte de 87 points, dont 43 buts et 44 assistances en 63 parties, Émile Poirier a terminé la saison 2013-2014 en tête des pointeurs de l’équipe. Avec ses 87 points, Poirier a devancé Martin Reway avec 62 points en 43 parties et Vincent Dunn avec 51 points en 61 matchs.

 Avec la progression des jeunes tels qu’Alexandre Carrier, Alex Dostie, Marc-Olivier Crevier-Morin et Tommy Lapierre, tout est permis de croire que les Olympiques sera l’une des équipes favorites l’an prochain.

 

Saison 2014-2015

La 42e saison des Olympiques fût en dents de scie. Le début de saison était bon, par contre, l’infirmerie des Olympiques se remplissait à vue d’oeil. Le mois de décembre fût pénible, ce qui a fait glisser les Olympiques jusqu’au 17e rang du classement général de la LHJMQ. La séquence de 30 ans consécituf en série était alors en péril. Toutefois, au retour de l’entraîneur-chef, Benoit Groulx, qui revenait du championnat mondial junior, avec une médaille d’or au cou, les choses ont changé. L’espoir ainsi que l’ardeur au travail se fait sentir de plus en plus dans les mois de janvier et février. Plus il faisait froid, plus les joueurs avaient une soif de victoire, que même les équipes de tête, même un voyage dans les maritimes, et même les blessures, ne sont venus à bout de cette équipe, dont la chimie était plus forte que jamais. Les Olympiques ont participé aux séries éliminatoires pour une 31e saison consécutive, causant même la surprise de la 1ère ronde en éliminant l’Armada de Blainville-Boisbriand en 6 matchs, avant de s’incliner en 5 parties face aux futurs champions de la Coupe du Président, l’Océanic de Rimouski. Une saison où les obstacles ont été présente plus que jamais, mais qui donne un bon présage pour les années futures!

 

Vincent Tremblay



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